Extrait d'enluminure

Lettre de la SHMESP 73 (mars 2014)

VIE DE LA SOCIETE

Liste de diffusion

Nous avons connu ces derniers mois une avarie technique qui a perturbé la diffusion des courriers aux sociétaires. Nous présentons donc toutes nos excuses à celles et ceux qui auraient connu un retard dans l’envoi de nos dernières lettres. Nous rappelons également que tous les messages envoyés par le bureau sont ensuite déposés sur le site de la société

Assemblée générale d’automne de la SHMESP

La prochaine Assemblée générale d’automne est prévue le samedi 15 novembre 2014.

Congrès de Montpellier : appel à communications

Nous vous rappelons que le 46e Congrès de notre Société se tiendra à l’Université de Montpellier, du 28 au 31 mai 2015 sur le thème suivant : « Gouvernement des âmes, gouvernement des hommes ». Les propositions de communications doivent être adressées au secrétariat de la SHMESP avant le 15 avril 2014, délai de rigueur, exclusivement par courrier électronique. Elles doivent être accompagnées d’un résumé d’une page, à défaut duquel il ne sera pas possible de les prendre en compte. Le comité scientifique fera connaître mi juin les contributions retenues. Les sociétaires intéressés sont invités à prendre attentivement connaissance des grandes orientations fixées par le comité scientifique.

Un atelier de doctorants sera également organisé pendant le congrès : la durée de chaque communication sera limitée à 15 minutes ; les sujets proposés doivent aussi s’inscrire dans le cadre de réflexion présenté dans le document joint. Les directeurs de recherche sont invités à informer au plus vite les doctorants susceptibles d’être intéressés. Ceux-ci se manifesteront également auprès du secrétariat de la SHMESP avant le 15 avril 2014, exclusivement par courrier électronique, en joignant un résumé d’une page. Les candidats retenus pourront bénéficier d’une bourse.

Pour plus de renseignements, voir ici

Congrès de Lorraine : derniers jours pour l’inscription

Les médiévistes de l’Université de Lorraine se réjouissent de vous accueillir à Nancy et Metz du 22 au 25 mai 2014 pour le 45e congrès de notre Société, sur le thème « Apprendre, produire, se conduire : le modèle au Moyen Âge ». Les inscriptions seront closes incessamment !

Le programme, les bulletins d’inscription et et tous les documents relatifs au congrès se trouvent sur le site de la shmesp ici

POSTES

Deux sujets de contrats doctoraux ministériels fléchés sur le CIHAM (UMR 5648) par l’Ecole doctorale Culture et Patrimoine de l’Université d’Avignon ont été donnés l’un par Marilyn Nicoud, l’autre par Guido Castelnuovo :
- Histoire de la médecine médiévale ; histoire de la santé (Occident médiéval, XIIe – XVe siècles)
Le/ la candidat(e) devra être titulaire d’un Master II en histoire médiévale, ou en archéologie médiévale (avec une dimension anthropologique). Sur un profil d’historien, il/ elle devra montrer des connaissances sûres en latin et en paléographie qui le/ la rendent apte à travailler, le cas échéant, sur des sources inédites. Sur un profil d’archéologie, le / la candidat(e) devra avoir participé activement à diverses campagnes de fouilles et bénéficier d’une formation plus spécialisée dans le domaine de l’anthropologie physique.
Contact : Marilyn Nicoud

- Histoire de la noblesse médiévale (XIIe – XVe siècles), France - Italie
Le candidat devra être titulaire d’un Master II en histoire médiévale, ou en littérature médiévale (avec une dimension historique). Sur un profil d’historien, il/ elle devra montrer des connaissances sûres en latin et en paléographie qui le/la rendent apte à travailler, le cas échéant, sur des sources inédites. Dans le même ordre d’idées, une connaissance des littératures médiévales (italiennes et/ ou françaises) sera nécessaire en vue d’un éventuel travail à partir de sources littéraires.
Contact : Guido Castelnuovo

Un descriptif plus détaillé des postes peut-être trouvé sur le site de l’Ecole doctorale Culture et Patrimoine (ED537) en allant dans le thème "sujets" de la rubrique "Contrats doctoraux" sur cette page

Le calendrier du concours et ses modalités générales se trouvent par ailleurs en partant de la même page, en allant dans le thème "politique générale" de la rubrique "Contrats doctoraux"

Début de la thèse : 1er octobre 2014

Chaque dossier de candidature sera constitué :
1- d’un CV
2 - d’une lettre de recommandation de l’encadrant en M2 (sauf si ce dernier est aussi l’encadrant du sujet proposé en thèse)
3- d’un texte présentant le sujet et les premières pistes de travail 
(4 pages maximum)
4- d’une lettre de recommandation du futur HDR encadrant le sujet proposé


PARUTIONS

Murielle Gaude-Ferragu, La reine au Moyen Âge. Le pouvoir au féminin (XIVe-XVe siècle), Paris, Tallandier, 2014.

Olivier Hanne, De Lothaire à Innocent III. L’ascension d’un clerc au XIIe siècle, Presses universitaires de Provence, 2014.

RENCONTRES

Nous rappelons aux collègues qui souhaitent faire part de la tenue d’un colloque de nous en avertir au moins deux mois avant la rencontre. Nous vous demandons également de privilégier l’envoi de document en format Word ou Open Office plutôt qu’en PDF.

« Epistolaire politique IV : lettres et réseaux », Colloque international

  • Lieu : Université de Sao Paulo
  • Date : 15-17 avril 2014
  • Organisation : Claudia Bovo, Marcelo Candido da Silva, Bruno Dumézil, Laurent Vissière
  • Argumentaire

L’histoire sociopolitique du Moyen Âge se nourrit de concepts allogènes et le terme de réseau est employé avec régularité depuis deux décennies. Inconnu des auteurs anciens, il permet cependant d’appréhender le lien tissé entre l’individu et le groupe, ainsi que la nature-même du groupe envisagé. Les réseaux d’amitié ou de convivialité, qui ont toujours existé, ne laissent pas forcément beaucoup de traces écrites, mais parmi celles-ci, les correspondances constituent le témoignage le plus tangible, parfois le plus éclatant, de tels réseaux.

Les échanges multiples et répétés de lettres révèlent délicats à analyser. Les affaires privées peuvent y côtoyer la haute diplomatie, l’anecdotique se mêler à l’essentiel. Certains correspondants disposent de positions institutionnelles fortes alors que d’autres en sont visiblement dépourvus. Peut-être ce caractère composite du réseau témoigne-t-il du caractère essentiellement personnel de la relation de pouvoir à l’époque médiévale.

Les réseaux épistolaires ont généralement une histoire. S’ils peuvent en partie être hérités, leur développement par un acteur donné prend souvent des formes spécifiques. À ce titre, ils peuvent disparaître ou se perpétuer sur plusieurs générations. De tels réseaux admettent également une géographie et une sociologie. Selon le temps, un individu donne en effet la priorité à un espace ou à un groupe particulier, délaissant au besoin les correspondants qui ont cessé de lui être utiles.

Les réseaux médiévaux ne sont certainement pas interchangeables. Certains sont modestes, d’autres considérables. Centres et périphéries peuvent en outre varier. Au sein de l’arborescence, des acteurs intermédiaires peuvent s’affirmer et profiter de leur position pour opérer une médiatisation profitable à leurs intérêts. Dans tous les cas, le réseau se prête à la modélisation, que les outils informatiques ont récemment permis d’affiner. De telles compilations des données permettent de prendre conscience des extensions, des rétractions, des interruptions, voire des parasitages d’un système d’échange à une date donnée.

Ceux qui contrôlent un réseau ont-ils toujours conscience de leur son existence ? Une certaine fierté semble exister chez les épistoliers qui peuvent se targuer de correspondants prestigieux. La publication de volumes de lettres constitue à ce titre un puissant instrument de publicité ; à tort ou à raison, elle place l’auteur de la collection au centre du réseau. La diffusion régulière de nouveaux volumes reflète d’ailleurs l’évolution du réseau et de sa composition. Mais il arrive aussi que tel acteur ne publie pas telle lettre, ou qu’il s’invente un correspondant opportun. Le réseau proclamé est parfois trompeur.

Fantasmé ou non, un réseau épistolaire est-il toujours intégrateur ? Cela semble être le cas pour des puissances comme la papauté : la chrétienté occidentale peut en effet être conçue comme l’espace irrigué par les lettres pontificales. Mais il existe aussi des réseaux exclusifs qui permettent à un acteur de définir les frontières étroites de sa domination. Certains groupes épistolaires peuvent en outre laisser à leur porte des individus jugés indésirables qui, malgré un rapport de pouvoir, se trouvent mis au ban de l’échange.

Après trois rencontres consacrées à « Gouverner par les lettres » (Paris, 2009), « Authentiques et autographes » (Paris, 2010) et la « Lettre d’art » (Rome, 2012), le présent colloque entend ainsi étudier les correspondances politiques médiévales, non comme une somme de pièces individuelles, mais comme le témoignage d’un système d’interrelations complexe et en constante évolution.

Voyages et géographie au Moyen Âge, Journée d’étude

  • Date : 12 mai 2014
  • Lieu : Aix-en-Provence, Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme, 5, rue du Château de l’Horloge.
  • Organisation : Christine Gadrat-Ouerfelli, Laboratoire d’Archéologie Médiévale et Moderne en Méditerranée (UMR 7298) – Aix-Marseille Université.
  • Programme

9h30 - Christine Gadrat-Ouerfelli (LA3M/CNRS UMR 7298 – Aix-Marseille Université) : Introduction.

10h00 - Damien Coulon (Université de Strasbourg – EA ARCHE) : Un défi pour l’historien ? L’apport des voyages marchands aux connaissances géographiques à la fin du Moyen Âge.

10h30- Yann Dejugnat (Université Bordeaux Montaigne – AUSONIUS/CNRS UMR 5607) : Voyage et géographie d’après le Kitâb al-’Ibar (« Le livre des exemples ») d’Ibn Khaldûn (m. 1406).

11h15 - Julia Roumier (Université Bordeaux Montaigne – EA AMERIBER) : La narration du voyage au service de la rêverie géographique. El Libro ultramarino : traduction castillane du récit de voyage d’Odorico de Pordenone (fin XIVe siècle).

11h45 - Marianne O’Doherty (Université de Southampton) : New research on the Vulgate Latin version of Mandeville’s Travels : the convergence of travel narrative and geography.

14h00 - Emmanuelle Vagnon (LAMOP/CNRS UMR 8589) : L’apport du pèlerinage en Terre sainte au savoir géographique : le cas de Bernhard von Breydenbach.

14h30 - Nathalie Bouloux (Université de Tours – CESR/CNRS UMR 7323) : Le statut des récits de voyage dans la géographie humaniste du XVe siècle.

15h30 - Elisabeth Malamut (Aix-Marseille Université – LA3M/CNRS UMR 7298) : Le voyage en Serbie de Nicéphore Grégoras (1326).

16h00 - Patrick Gautier Dalché (EPHE, IRHT/CNRS UPR 841) : Conclusions.

SEMINAIRES

Séminaire franco-britannique d’histoire

Lieu : Université Paris IV, Maison de la Recherche, salle D 421

- Jeudi 27 mars 2014 à 17h30 : Dr David Pratt (Cambridge, Downing College)

« Domesday Book, taxation and the Anglo-Saxon agrarian economy »

- Jeudi 3 avril 2014 à 17h30 : Pr Julia Crick (Professor of Palaeography and Manuscript Studies, King’s College London) :

« Beyond the metropolis. Cultural production in late Anglo-Saxon England »

Discutant : Pr Michel Sot (Université de Paris-Sorbonne)

Séminaire du Centre d’études médiévales de Montpellier

Date : 24 avril 2014

Lieu : Centre Saint-Charles, rue du Professeur Henri Serres

Contact : Julien Théry

10h30-12h : Ann Elizabeth Redgate (Newcastle University), "Le Christ et la Croix : autorité politique et défi Paulicien dans l’Arménie du VIIe siècle".

14h-17h00 : le CEMM reçoit ROBERT I. MOORE (Newcastle University)

14h. Julien Théry, Introduction : " ’Société persécutrice’ et ’guerre à l’hérésie’ : autour de l’œuvre de Robert I. Moore.

14h30. Robert I. Moore : "Le problème cathare vu d’Angleterre"

15h30. Discussion, avec Uwe Brunn, Alexis Charansonnet, Jacques Chiffoleau, Patrick Gilli, Alessia Trivellone, Monique Zerner

APPELS A COMMUNICATIONS ET A CONTRIBUTIONS

CBMA. Chartae Burgundiae Medii Aevi VIII. Les signes et les mots, Journée d’étude

  • Date : vendredi, le 26 septembre 2014 - 10h-17h30
  • Lieu : Dijon, Archives départementales de la Côte-d’Or, 8, rue Jeannin
  • Argumentaire

Depuis les travaux de Peter Rück [1943-2004] et la diffusion de la notion de « rhétorique visuelle » pour rendre compte de l’apparence du document et des éléments graphiques qui le composent (mise en page, signes divers, sceaux, etc.), l’historiographie a en général intégré le fait que le document écrit est, au-delà de son contenu, un artefact visible global, compris, manipulé et utilisé en tant que tel.

Pour sa huitième journée d’études, le programme des Chartae Burgundiae Medii Aevi souhaite s’interroger sur cette approche en l’élargissant également aux recueils de documents et aux pratiques graphiques liées à la production des codex. Il s’agira aussi d’articuler les enquêtes sur les signes avec celles sur les mots et les syntagmes pour signifier les signes, et de faire ainsi interagir les deux versants principaux de la plateforme documentaire des CBMA, les manuscrits numérisés conservés aux Archives départementales de la Côte d’Or et les textes des actes bourguignons interrogeables avec le logiciel Philologic.

Les propositions de communication de 1500 signes environ, doivent être envoyées par courriel avant le 30 avril 2014. Selon le nombre de propositions, la sélection de cinq interventions sera réalisée par les organisatrices.

Les participants sont priés de prévoir la prise en charge de leurs frais de déplacement par leur laboratoire de recherche, mais de nous contacter en cas de difficulté matérielle.

La journée d’étude est ouverte à tous, mais en vue de l’organisation matérielle de la journée et du repas de midi, nous vous demandons de confirmer votre présence dès que possible et avant le 5 septembre 2014 par courriel à CBMA

La lettre dans son environnement (péninsule Ibérique et Occident latin, IVe-XIe s.), Colloque international

  • Date : 14-17 janvier 2015
  • Lieu : Madrid, Casa de Velázquez
  • Argumentaire

Après avoir étudié, dans le cadre du programme ANR-DFG EPISTOLA, la lettre dans sa ductilité stylistique (« Écriture et genre épistolaires », Poitiers, 5-8 juin 2013) et dans la variété de ses transmissions (« Tradition et transmission épistolaires », Erlangen, 22-24 mai 2014), il revient à ce colloque international de se pencher sur l’insertion des pratiques épistolaires dans leur environnement social, politique et religieux, et ce dans une quadruple perspective : littéraire, anthropologique, sociologique et iconographique. Dans cet Occident où se développe très tôt un véritable art épistolaire, la lettre constitue en effet un lien essentiel au sein des sociétés latines et chrétiennes. Ce substitut de la personne ne peut plus être vu comme un simple pis-aller à la présence réelle : il est aussi un autre moyen d’entrer en contact, de donner une image de soi-même, d’informer et de convaincre.

Soumise à l’exigence d’une efficacité immédiate, l’epistola se trouve alors au cœur d’un puissant processus d’interaction avec son environnement. Elle est à l’interface de plusieurs personnalités - celles du ou des auteur(s), du copiste et du destinataire -, de cultures parfois différentes et de positions sociales égales ou inégales suivant que la communication est horizontale ou verticale. Cette dimension pratique influe profondément sur l’écriture de la missive, sur le choix de ses mots et de ses procédés littéraires. Témoignant souvent d’un réel souci stylistique, la lettre constitue un objet culturel à mi-chemin entre les grands arts littéraires et l’écrit purement pragmatique. Destinée à des individus et non à une collectivité prise dans sa globalité, n’est-elle pas aussi un mode de production du politique et du religieux situé entre la loi et la coutume, le droit et la norme – entendue au sens anthropologique du terme –, la théorie et la pratique ?

Une fois parvenue à son destinataire, la missive a une efficacité plus ou moins grande, d’autant plus difficile à mesurer qu’elle ne suscite pas toujours de réponse épistolaire. Elle doit permettre d’obtenir une information, une approbation, un soutien, un objet ou simplement une reconnaissance par sa simple lecture. Plus généralement, elle ambitionne d’établir un consensus : la lettre doit créer du lien social. Du même coup, elle peut participer au renforcement des structures de pouvoirs et à l’élaboration d’un réseau institutionnel ou informel. À l’inverse, l’échec épistolaire ne résulte pas seulement d’un rapport de force défavorable dans la mesure où il signe aussi l’impossibilité politique, religieuse, parfois sociale et souvent culturelle d’établir un échange.

Les communications dureront 30 minutes et pourront se faire en français, allemand, espagnol et anglais.

Vos propositions (titre de la communication et résumé d’une dizaine de lignes) sont à retourner avant le 30 avril 2014 à Nathanaël Nimmegeers

Merci de préciser :

_vos nom et prénom,

_votre profession et vos structures de rattachement,

_votre adresse postale,

_votre adresse électronique,

_une évaluation des frais de déplacement (voir ci-dessous).

  • Informations pratiques

Le colloque aura lieu à la Casa de Velázquez

Les repas et le logement des communicants seront pris en charge par le programme Epistola.

Les frais de déplacement seront remboursés sur les bases suivantes :

_Avion : remboursement des frais réels sous couvert d’une prise de billet anticipée en classe économique pour les communicants venant de l’Union européenne, prise en charge partielle à définir pour les autres communicants.

_Train : remboursement d’un voyage en 2e classe.

_Véhicule personnel : remboursement sur la base d’un voyage en train en 2e classe.

  • Direction

_homas Deswarte, université d’Angers

_Klaus Herbers, université d’Erlangen-Nürnberg

L’écrit monastique. Acteurs, productions et échanges dans l’espace ligérien (Xe-XIIIe s.)

  • Date : 26-27 mars 2015
  • Lieu : Orléans
  • Argumentaire

L’espace ligérien, entendu dans un sens large du Nivernais jusqu’à l’embouchure de la Loire, est marqué par une floraison monastique dès l’Antiquité tardive. Martin réunit quelques moines à Marmoutier dans le dernier tiers du IVe siècle et Saint-Benoît-sur-Loire est fondé au VIIe siècle. Du début du monachisme occidental jusqu’au Moyen Âge central, bien des abbayes ont été avec les chapitres cathédraux et canoniaux de hauts lieux de savoirs et de productions culturelles.

Cet aspect a particulièrement été souligné ces dernières années lors de manifestations scientifiques organisées à l’occasion de dates anniversaires (millénaire d’Abbon de Fleury, douzième centenaire de la mort d’Alcuin…) et, en 2008, lors d’un colloque consacré aux abbayes martiniennes. Les chercheurs se sont attachés à analyser divers types d’écrit d’origine monastique : des productions hagiographiques et historiographiques, des constructions généalogiques… Ils se sont penchés sur les pratiques de l’écrit diplomatique en milieu monastique tirant parti de la richesse des archives médiévales, les fonds de Saint-Martin de Marmoutier et de Saint-Florent de Saumur étant parmi les plus abondants de France.

Ce colloque se propose d’apprécier la culture monastique ligérienne, d’en repérer les inflexions au cours de la période et d’en évaluer l’originalité en prenant en compte les différentes formes d’écrit qui s’y sont développées sans négliger les liens entre écrit et peinture, écrit et architecture, écrit et épigraphie, écrit et musique… Il a aussi pour ambition de mieux cerner les relations humaines, institutionnelles et culturelles, nouées entre les abbayes ligériennes, entre celles-ci et les établissements des espaces environnants (Poitou, Normandie, Bretagne, Chartrain et Bourgogne…) d’autant plus que Saint-Martin de Tours et Saint-Benoît-sur-Loire, hauts lieux de culture dès le haut Moyen Âge, et l’abbaye Saint-Martin de Marmoutier, la « Cluny de l’ouest », ne sont pas étrangers à la constitution d’un réseau de lettrés et à la dynamique des échanges culturels. Enfin, ce colloque sera l’occasion de faire le point sur les travaux récents, les projets en cours et les chantiers à ouvrir afin de cerner pleinement la culture monastique ligérienne.

Trois axes seront privilégiés laissant place à des questionnements diversifiés et ouverts, ceux qui suivent n’étant qu’indicatifs.

I- Les lieux d’élaboration du savoir et d’acquisition des compétences

Souvent dotées d’une école, les abbayes ont contribué à la formation des individus, dont certains comptent parmi les grands lettrés de leur époque. Pourvues parfois d’une bibliothèque, elles ont participé à la conservation et à la transmission d’une culture diversifiée.

II- Les productions monastiques

Les moines ne se livrent pas seulement à un travail de copie ; ils conçoivent aussi de nouveaux textes, des ouvrages hagiographiques, historiographiques, liturgiques, des lettres, des poèmes, des écrits de gestion… Ils y dressent aussi des chartes pour leurs établissements mais aussi pour les élites princières et seigneuriales. Ils se livrent aussi à des travaux d’ornementation de certains actes et de manuscrits. C’est la diversité et la complémentarité de cette production que l’on souhaite mettre en lumière tout en s’interrogeant sur les processus d’élaboration de ces écrits variés et sur les interactions entre les diverses pratiques de l’écrit.

III- L’espace ligérien et ses marges. Contacts et réseaux

Bien des abbayes ligériennes ont des prieurés en Normandie, en Poitou, en Bourgogne, en Bretagne, en Ile-de-France… Par ailleurs, les hommes circulent d’un établissement à un autre suscitant des échanges culturels.

Ce colloque s’inscrit dans un projet APR consacré à la figure martinienne. Il n’interdit aucune approche. Toute proposition, qu’elle provienne d’historiens, d’historiens de l’art, de littéraires et de juristes, sera prise en compte. Les projets de communication devront être adressés à Chantal Senséby avant le 30 juin 2014.

  • Organisation : Chantal Senséby

Culture matérielle et contacts diplomatiques entre l’Occident latin, Byzance et l’Orient islamique (XIe-XVIe siècle), Colloque International

  • Lieu : Université de Liège
  • Date : 27-28 avril 2015
  • Date limite de proposition : lundi 30 juin 2014.
  • Argumentaire

Dans le cadre du profond renouvellement actuel de nos connaissances sur la diplomatie médiévale, la présente rencontre souhaite étudier la place occupée par la culture matérielle au sein des contacts diplomatiques rapprochant Occident latin, monde byzantin et Orient islamique. Du XIe au XVIe siècle, nombreux ont été les ambassades, ambassadeurs et autres messagers officiels à circuler entre ces espaces. Si leur rôle, certains éléments relatifs aux tractations qu’ils animent, ou encore les raisons présidant à leurs choix sont désormais mieux connus, une réflexion sur le cadre matériel dont ils s’entourent s’avère légitime. Elle permet d’appréhender les formes de la communication diplomatique dans ses implications les plus concrètes.

Par culture matérielle, les propositions de communication devront entendre tous les objets matériels mobilisés par l’action diplomatique, le déplacement et l’accueil des délégations et des ambassadeurs. Une place doit donc être réservée, par exemple, aux conditions de déplacements des ambassades, non pas tant les itinéraires suivis mais plutôt les conditions concrètes favorisant, ou non quelquefois, le cheminement le long de ces itinéraires. Le rôle des montures (chevaux, mules, mulets ou autres) pourra être étudié dans ce cadre. Les facilités légales de déplacement entrent dans ces considérations, notamment en les confrontant avec les données de la documentation décrivant les réalités des voyages diplomatiques. Les conditions d’accueil et de séjour des délégations à la cour des souverains qu’elles viennent rencontrer méritent aussi attention. Courtoisie de la réception dans les cours, conditions a priori favorables de séjour et défraiements relèvent des usages diplomatiques mais doivent être mesurés à l’aune des circonstances géopolitiques entourant les envois et échanges d’ambassadeurs et de représentants officiels. En outre, ces éléments permettent peut-être de saisir des distinctions entre différents statuts et fonctions des envoyés diplomatiques : ambassadeurs, messagers, secrétaires etc.

D’autre part, les dons ont logiquement toute leur place dans nos réflexions. Ils ont fait l’objet de multiples travaux ces deux dernières décennies. De ce fait, on évitera, dans cette rencontre scientifique, de les présenter en tant que tels de nouveau, mais l’on s’efforcera d’analyser comment ils s’insèrent dans les pratiques diplomatiques. Leur place dans le « fonctionnement » des ambassades mérite de la sorte d’être appréhendée. Comment acheminer sur plusieurs centaines ou milliers de kilomètres des objets précieux – surtout quand ils sont lourds et/ou nombreux ? Quelles contraintes sont posées aux déplacements des délégations offrant un grand nombre d’animaux à leurs hôtes diplomatiques ? Comment y répond-on ? Dans cette logique de questionnement, et en lien avec la munificence dont peut faire preuve une ambassade, une attention pourra aussi être portée au cheminement des sommes d’argent. Les délégations en transportent pour différentes raisons (paiement du déplacement et frais de bouche, politique ostentatoire de largesses auprès de l’hôte, transmission d’un tribut etc.). Là encore ce transport pose des contraintes logistiques et soulève des questions de sécurité qui méritent une analyse.

Un autre « matériel » dont s’entourent les délégations concerne les documents écrits. Eux aussi sont des biens matériels largement employés, quelles que soient leurs fonctions exactes (lettres de créance ou de recommandation, documents d’instructions, lettres officielles au souverain recevant la délégation, liste des cadeaux etc.). Une fois de plus, ils pourront être étudiés non pas pour leurs seuls propos, mais davantage pour l’enjeu que leur usage représente dans le cadre des rencontres officielles. Le choix d’un type de support d’écriture (parchemin, papier) plutôt qu’un autre, le format des documents transportés d’une cour à une autre, la nature des sceaux qui y sont associés sont ainsi autant de questionnements pouvant être abordés.

Autant d’éléments que cette rencontre souhaiterait traiter – et la liste dressée ici n’est nullement exhaustive. Ils renvoient, plus globalement, aux questions relatives au coût du fonctionnement effectif des ambassades et de la communication diplomatique, cœur de notre travail de recherches. Une telle réflexion d’ensemble implique et suscitera, nous l’espérons, des études comparées de cas. En fonction des propositions qui nous seront faites, nous pourrons vous proposer, si vous le souhaitez, de préparer certaines communications à deux, voire trois intervenants.

Cette rencontre internationale se tiendra à l’université de Liège, les lundi 27 et mardi 28 avril 2015. Les communications seront publiées sous la forme d’un ouvrage collectif autour du thème en question. Cette manifestation s’inscrit dans le cadre de l’axe 2 du programme quinquennal de l’IFAO (La paix : concepts, pratiques et systèmes politiques, 2012-2016) analysant La communication diplomatique entre l’Orient islamique, l’Occident latin et Byzance (XIe-XVI e s.). Elle fera suite à une première journée d’études qui s’était tenue à Nantes en juin 2012, sur La figure de l’ambassadeur entre mondes éloignés, et dont les actes seront publiés en 2014 (Presses universitaires de Rennes).

Les frais de déplacement et d’hébergement seront à la charge des intervenants. Les propositions de communication sont à envoyer à Frédéric Bauden (université de Liège) à l’adresse suivante

VARIA

Forum des Médiévistes Franco-Allemand

Le DFMFA ou Deutsch-Französisches Mediävisten Forum/Forum des Médiévistes Franco-Allemand, a ouvert ses portes en février 2014. Voir le site

Cette plate forme est d’abord le fruit d’une coopération spontanée qui s’est dessinée entre une université allemande, la Westfälische Wilhelms-Universität de Münster, à travers deux de ses chaires d’études médiévales (Martin Kintzinger et Torsten Hiltmann), l’Institut historique allemand de Paris (Rolf Grosse) et l’Institut Français d’Histoire en Allemagne de Francfort-sur-le-Main (Pierre Monnet). Elle est donc située à l’exacte rencontre entre l’enseignement supérieur et la recherche, entre le travail universitaire et les intérêts et programmes portés par des institutions de recherche, mais aussi entre la France et l’Allemagne.

Cette plate forme est ensuite le résultat d’un intérêt manifesté par les médiévistiques française et allemande pour approfondir les coopérations déjà entamées depuis des décennies à travers publications, traductions, congrès, relations suivies entre sociétés respectives des médiévistes ; des liens et des connexions qui s’inscrivent plus largement dans le cadre d’un échange scientifique et culturel développé entre ces deux pays après la Seconde Guerre mondiale et le Traité de l’Elysée de 1963. Chacun sait ici la place de longue durée qu’a pu occuper, pour le meilleur et pour le pire, l’histoire dans la construction de l’image et de l’identité de l’autre au cœur de la relation franco-allemande. Hier comme aujourd’hui, l’histoire du Moyen Age occupe dans ce transfert une place vivante et essentielle.

Cette plate forme est enfin le produit non seulement de l’essor récent et toujours plus prégnant des réseaux horizontaux et sociaux de communication, mais aussi de la constitution à géométrie variable de groupes d’intérêt scientifique partagé et de la demande spontanée et rapide d’informations autant que d’une circulation et d’une production bourgeonnantes du savoir au sein d’un espace européen et ouvert de la recherche dans les humanités.

Né en 2012, concrétisé en 2013 sous la forme initiale d’une banque de données des médiévistes français et allemands intéressés à collaborer les uns avec les autres, cet espace adopte en 2014 la forme neuve et conviviale d’un blog scientifique

Pour de plus amples informations ou toute question supplémentaire, vous pouvez adresser un courriel à dfmfa

Comment s’inscrire ?

Afin de vous inscrire sur DFMFA, veuillez envoyer un message à l’adresse suivante et veuillez indiquer dans ce dernier une adresse E-mail, sous laquelle vous souhaitez être inscrit au DFMFA.

Dès que la rédaction du DFMFA aura accepté votre inscription, vous recevrez un courriel accompagné d’une brève introduction aux procédures d’inscription et d’utilisation en usage dans le Forum. Dans le même temps vous recevrez un courriel d’hypotheses.org, dans lequel vous serez invité à vous inscrire sur le “DFMFA”. Dès lors, vous-même ou votre institution pourrez vous présenter, déposer des contributions, fiches, appels d’offre, appels à projet etc. et consulter les contributions des autres membres de la communauté, de manière collaborative et ouverte.

PRIX SFHST 2014 de la Thèse en Histoire des Sciences et des Techniques

Fidèle à sa mission d’encouragement et de promotion des études relatives à l’histoire des sciences et des techniques, la Société Française d’Histoire des Sciences et des Techniques (SFHST) récompense chaque année des travaux de recherche dans l’un ou l’autre de ces deux domaines.

En 2014, le Prix de la thèse sera décerné à la meilleure thèse soutenue entre le 1er janvier 2013 et le 31 décembre 2013. Il sera doté d’un montant de 1000 €.

Les candidats désireux de concourir doivent envoyer :

  • un CV de deux pages maximum,
  • leur rapport de thèse,
  • une partie significative de leur thèse à leur convenance mais n’excédant pas 30 pages (Il est conseillé au candidat de présenter un document donnant à voir ses résultats et la méthodologie mise en œuvre dans ses travaux de doctorat plutôt que l’introduction ou la conclusion du mémoire de thèse.),
  • une version électronique de leur thèse (en pièce jointe ou en CD-Rom)
  • ainsi que le formulaire de candidature (disponible ici dûment complété, au plus tard le 15 avril 2014, à l’adresse suivante

En retour, les candidats recevront à leur adresse électronique les coordonnées du rapporteur auquel ils devront adresser un exemplaire de leur thèse.

Le Prix de la thèse de la SFHST 2014 sera remis solennellement lors de l’Assemblée Générale de la Société qui se déroulera à l’automne 2014 (la date sera communiquée ultérieurement).

MIRABILE. Digital Archives for Medieval Culture

MIRABILE is the portal providing access to the extensive databases and the journals produced by the Società Internazionale per lo Studio del Medioevo Latino, the Fondazione Ezio Franceschini and, since the beginning of 2012, significant databases from other organizations and research institutes. In addition to Medieval Latin culture (Medieval Latin database), MIRABILE has now expanded to include medieval vernacular culture (Italian database, French database) and a specific section devoted to hagiographic texts and manuscripts (hagiographic database). All the contents are available in an integrated format such that online access is even more profitable, opening possibilities for multidisciplinary research.
In March the database was enriched with 13.259 new bibliographical records from « Medioevo latino. A Bibliographical Bulletin of European Culture from Boethius to Erasmus (VI to XV Century) », 333 new authors from « CALMA. Compendium Auctorum Latinorum Medii Aevi » and 1.428 new bibliographical records from « Medioevo musicale. Mediaeval Music Bibliographical Bulletin ».
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