Extrait d'enluminure

Appel aux collègues pour un test de connaissances à destination des étudiants de L1 en Histoire

Cher(e)s collègues,

A la suite de l’annonce faite lors du dernier congrès de la SHMESP à Arras et au compte rendu qui a suivi, Élodie Lecuppre-Desjardin (PR Lille 3) propose de mettre en place un test de connaissances à destination des étudiants de L1 en Histoire.

Cette idée émane d’une réunion tenue avec les représentants de l’APHG le 30 janvier 2016, au sujet du niveau problématique d’un certain nombre de lycéens qui entrent dans notre filière et des remarques formulées par certains représentants du ministère estimant que l’échec en première année d’université était essentiellement lié aux lacunes pédagogiques des enseignants-chercheurs en charge de la formation.
Ce test a donc pour but, dans un premier temps, de sortir de l’approximation et des accusations de fantasmes sur le niveau réel des étudiants. Cette évaluation pourrait nous permettre d’appuyer les prochaines rencontres sur des chiffres, de disposer d’une estimation de la nature de la population étudiante en Histoire et de dresser un bilan relatif de la réforme du lycée sur un échantillon, forcément partiellement représentatif du niveau des lycéens post-bac. Il ne faut donc pas y voir une quelconque volonté de stigmatisation des étudiants ou des collègues du secondaire qui les ont formés avec les moyens qui sont les leurs. Il s’agit simplement d’un outil permettant d’établir un état clinique de la situation. Chacun sait que l’histoire ne se résume pas à des dates et à des noms, mais sans matière, point de réflexion.
Dans un deuxième temps, ce test pourrait évidemment être complété par d’autres mesures (certaines existent déjà) pour affiner l’estimation et proposer des outils pédagogiques afin d’aider les étudiants à combler leurs lacunes. Cette deuxième étape dépend bien évidemment de chaque université.

Pour mener à bien ce test, nous avons besoin de bonnes volontés parmi les collègues, principalement médiévistes et antiquisants qui, lors de cette réunion, étaient représentés par Catherine Grandjean, présidente de la SOPHAU et Véronique Gazeau, présidente de la SHMESP.

- Première étape : Désignation d’un référent dans chaque université parmi les médiévistes ou les antiquisants qui se chargera de l’organisation de la distribution du test joint, dans le cadre des TD lors des deux premières semaines de rentrée. (Il n’est pas forcement nécessaire d’enseigner au premier semestre, les relations sont suffisamment cordiales avec les collègues pour demander l’autorisation de pratiquer ce test).
- Deuxième étape : Correction. Les questions sont simples et les corrections seront rapides. Le référent pourra coordonner une petite équipe autour de lui.
La grille de correction est la suivante :
Connaissances historiques (15 points)
Connaissances de langue (10 points)
Connaissances géographiques (20 réponses sont attendues, à 0,25 donc le tout sur 5 points)
- Troisième étape : Les résultats seront à transmettre sous la forme d’une fiche (également jointe à ce courrier) à Elodie Lecuppre-Desjardin avant le 15 octobre 2016. Les premiers résultats pourront ainsi être donnés lors de nos assemblées d’automne.

Certains d’entre vous ont manifesté leur intérêt pour cette estimation. D’autres ont émis des critiques qui ont été prises en compte dans la nouvelle élaboration du test. Ce dernier n’a pas vocation à constituer un outil parfait, mais il cherche tout simplement à nous donner les moyens de poser un diagnostic sur une situation universitaire en sciences humaines qui ne cesse de se dégrader. Les collègues du secondaire qui ont vu ce test, l’ont validé et ne s’offusquent en rien d’une telle démarche, eux qui, rappelons-le, ont à souffrir également de la succession de réformes qui ne cessent d’appauvrir la matière.

En espérant que suffisamment de statistiques seront à notre disposition à l’automne.

Avec nos sentiments dévoués
le bureau de la Shmesp