Extrait d'enluminure

Lettre de la SHMESP n°97 (mars 2017)

VIE DE LA SOCIÉTÉ

Congrès de Rennes (2018)

Nous rappelons que les propositions de communication peuvent être adressées au secrétariat de la SHMESP jusqu’au 15 avril. Le texte de l’appel à contribution est en ligne sur le site de la SHMESP (rubrique « Les congrès de la SHMESP »).

Lettre des associations d’historiens du supérieur aux candidats à la présidence de la République

Une lettre a été envoyée par les quatre associations d’historiens du supérieur aux candidats à la Présidence de la République. Les réponses, quand elles arriveront, seront mises sur le site de la SHMESP.

Texte de la lettre :

Madame, Monsieur le/la candidat.e. à l’élection présidentielle,

Les soussignés, présidents d’associations professionnelles d’historiens, agissent avec leurs pairs pour la défense et le rayonnement de la discipline historique, dont il n’est pas nécessaire de rappeler le rôle fondamental qu’elle joue dans la formation du citoyen. C’est pourquoi, à l’approche d’une échéance essentielle dans la vie démocratique de notre pays, ils vous interpellent afin de connaître votre position sur les points suivants :

L’histoire est mobilisée, et parfois instrumentalisée, par et dans le discours politique. Si cette discipline n’appartient à personne, elle est toutefois au cœur de la construction de récits nationaux fortement divergents suivant les sensibilités politiques. Quelle doit-être, selon vous, la relation unissant un homme/une femme politique et plus encore un chef d’État avec la production et la diffusion d’un discours scientifique sur l’histoire ?
Les récents classements internationaux des universités révèlent que la chute des établissements français résulte largement d’un taux d’encadrement des étudiants très inférieur aux moyennes internationales (http://www.lemonde.fr/campus/article/2016/09/06/la-france-en-recul-dans-le-classement-mondial-qs-des-universites_4992965_4401467.html). Quel est votre plan pour résorber cette pénurie objective de postes dans le supérieur, qui affecte la position de la recherche et de l’enseignement supérieur français et, par voie de conséquence, son attractivité ?
Nous sommes des enseignants-chercheurs et à ce titre des formateurs. C’est pourquoi nous nous inquiétons vivement du devenir de nos étudiants, en particulier de nos docteurs, dont un trop grand nombre est en situation de précarité. Face à la pénurie criante de débouchés, notamment à l’université et au CNRS, quelles mesures entendez-vous mettre en œuvre pour améliorer la situation et surtout la résorber, en donnant à ces jeunes de meilleures perspectives de carrière en France ?
Les concours du CAPES et de l’agrégation constituent actuellement la principale voie de recrutement des enseignants du secondaire. Comment voyez-vous l’avenir de ces concours ?
Un certain nombre de ces docteurs, mais aussi des doctorants, réussissent les concours d’enseignement et travaillent dans des établissements secondaires, collèges ou lycées. Que proposez-vous afin que leur position de chercheur soit prise en compte par les chefs d’établissement, leur permettant ainsi de concilier leur engagement professionnel et la poursuite de leur activité de recherche ?
Les bibliothèques universitaires constituent l’un des outils privilégiés par les étudiants durant la totalité de leurs études. Or, à bien des égards, nombre de ces bibliothèques sont dans une situation financière déplorable, tant en moyens humains (manque de personnel, réduction des horaires d’ouverture) qu’en moyens financiers (réduction de l’achat d’ouvrages ou des abonnements à des bouquets numériques). Quelles solutions envisagez-vous afin de remédier à cette carence très dommageable pour la formation de nos étudiants ?

Madame, Monsieur, le/la candidat.e à l’élection présidentielle, nous vous remercions par avance de l’intérêt que vous voudrez bien porter à ces quelques questions. Nous porterons vos réponses à la connaissance des membres de nos associations, attachées au développement et au rayonnement de la formation universitaire de haut niveau dont notre pays a besoin dans un environnement international de plus en plus concurrentiel.

Veuillez recevoir, Madame, Monsieur, l’expression de notre haute considération.

Catherine Grandjean, Présidente de la SoPHAU : Société des Professeurs d’Histoire Ancienne de l’Université
Dominique Valérian, Président de la SHMESP : Société des Historiens Médiévistes de l’Enseignement Supérieur Public
Lucien Bély, Président de l’AHMUF : Association des Historiens Modernistes des Universités Françaises
Jean-Claude Caron, président de l’AHCESR : Association des Historiens Contemporanéistes de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche

Marche des pour les sciences

La SHMESP a apporté son soutien à la Marche pour les Sciences du 22 avril : http://www.marchepourlessciences.fr/

POSTES, STAGES ET BOURSES

Postes en histoire médiévale (MCF et PR)

La liste des postes publiées en histoire médiévale a été complétée sur le site de la SHMESP avec les comités de sélection et les dates de leurs réunions. Vous pouvez la retrouver ici.
Ce travail de veille est fait en coordination avec l’Association Française d’Histoire économique qui assure le suivi des postes pour les sections 21 et 22 du CNU : http://afhe.hypotheses.org/suivi-des-recrutements

Wikipedia des auditions en histoire

Comme chaque année, la page de suivi des recrutements en histoire est ouverte, grâce notamment au soutien de l’AFHE, qui l’héberge : http://afhe.hypotheses.org/suivi-des-recrutements
Il s’agit de rassembler, en un lieu facile d’accès, toutes les informations relatives aux recrutements de maîtres.ses de conférences et professeur.e.s en histoire (sections 21 et 22 du CNU). Cette page est participative (d’où son surnom de “wiki auditions en histoire”), et tout le monde peut faire parvenir des informations qui y seront ajoutées. Pour cela, il est possible d’écrire à auditions.histoire gmail.com ou bien utiliser le formulaire placé en bas de la page.
Il est également possible de s’abonner à la page facebook du wiki.

Associate Professor in Medieval History (temporary position) à l’Université de Bergen

Poste pour 3 ans. Date limite de dépôt de candidature : 1er avril 2017
Informations ici.

1 Postdoc et 2 PhD dans le programme de recherche “The senses of Islam : A cultural history of perception in the Muslim world” (Utrecht)

The postdoc (3 years) and the two PhD positions (4 years) are embedded in the research project “The senses of Islam : A cultural history of perception in the Muslim world” (SENSIS), funded by a Consolidator Grant of the European Research Council and led by Prof. Dr. Christian Lange, Dpt. of Philosophy and Religious Studies, University of Utrecht. SENSIS is a five-year research project (September 2017-August 2022) that studies the history of Muslim conceptualizations of the senses and of sense perception.

Plus d’informations sur ces offres :
- Postdoc
- PhD

5 Contrats post-doctoraux à Aix (« Comment repenser la Méditerranée aujourd’hui »)

Le LabexMed lance un appel pour 5 contrats post-doctoraux incoming d’une durée d’un an renouvelable une fois, qui débuteront le 1er octobre 2017. Les projets de recherche présentés devront maintenant contribuer à répondre à la question « Comment repenser la Méditerranée aujourd’hui ? » et s’inscrire dans l’un des axes suivants :
A. Processus socio-économiques, politiques et juridiques.
B. Processus culturels et dynamiques patrimoniales. Circulation des savoirs et des objets.
C. Dynamiques territoriales et interactions hommes-milieux.
La date limite de soumission de candidature est fixée au 6 avril 2017 à 16h00 (Aix)

Toutes les informations ici.
Pour tout renseignement, contacter Mathilde Favier.

Contrat doctoral en partenariat avec les Écoles françaises à l’étranger

Dans le cadre du soutien apporté aux actions de coopération internationale, le Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (MENESR) propose un dispositif de contrats doctoraux fléchés à l’international (ACI).
Ce dispositif peut bénéficier à tout doctorant s’inscrivant pour la première fois en thèse en 2017-2018, dont les recherches s’inscrivent dans le cadre des programmes scientifiques d’une des cinq Écoles françaises à l’étranger (EFE).
Plus d’informations sur le site de l’École française de Rome.

Création d’un concours externe spécial ouvert aux titulaires d’un doctorat pour l’accès au corps des conservateurs des bibliothèques

Un concours externe spécial ouvert aux titulaires d’un doctorat pour l’accès au corps des conservateurs des bibliothèques vient d’être créé.
Pour l’instant, seul le décret modifié est disponible, sans précision concrète.
La SHMESP diffusera sur son site les éventuelles informations pratiques qui lui parviendront.

Appel à projet 2017 du Thomas Jefferson Fund

L’appel à projet 2017 du Thomas Jefferson Fund est un nouveau programme lancé par l’Ambassade de France aux Etats-Unis et la fondation FACE, avec le soutien du MENESR. Il vise à encourager et soutenir la collaboration des jeunes chercheurs français et américains les plus prometteurs et à promouvoir les projets innovants de recherche conjointe.
Les candidatures sont acceptées dans les trois domaines suivants :
Sciences humaines et sociales (SHS)
Science, Technologie, Ingénierie, Mathématiques (STIM)
Sciences pour la Société (projets interdisciplinaires STIM-SHS)
La priorité sera donnée aux projets les plus innovants incluant de la mobilité transatlantique, des activités de recherche collaborative, l’organisation commune d’ateliers et de conférences, la publication conjointe d’articles et la participation de doctorants.
Les dossiers de candidatures pour des projets conjoints doivent être soumis avant le 9 avril 2017 (Minuit, EST).
Plus d’informations ici.

Bourses de recherche au Hill Museum & Manuscript Library

Le Hill Museum & Manuscript Library offre de nombreuses bourses pour les chercheurs désirant consulter ses collections.
Toutes les informations sur cette page.

Résultats de l’admissibilité pour les concours CNRS en section 32

Postes ouverts
Section n°32 : Mondes anciens et médiévaux
N°32/01 - 4 Directeurs de recherche de 2e classe. Concours ouvert sur les thèmes scientifiques relevant de la Section n°32.
N°32/02 - 1 Directeur de recherche de 2e classe. prioritairement sur le thème « Méthodes quantitatives, modélisation et simulation en Archéologie »
N°32/03 - 2 Chargés de recherche de 1re classe. dont 1 prioritairement sur le thème « Judaïsme antique et médiéval »
N°32/04 - 3 Chargés de recherche de 2e classe. dont 1 prioritairement sur le thème « Archéologie et histoire ancienne de l’Afrique sub-saharienne »

Classement
32/01
1. NIETO-PELLETIER Sylvia
2. ROCHE-HAWLEY Carole
3. RAPIN Claude
4. MAIREY Aude
5. PRETRE Clarisse

32/02
1. HAUTEFEUILLE Florent

32/03
1. LUSSET Elisabeth
2. ROHMER Jérôme
3. RENDU LOISEL Anne Caroline

32/04
1. VANTHIEGHEM Naim
2. AMRAOUI Touatia
3. HIRIART Eneko
4. ROS Jérôme
5. RUANI Flavia

PARUTIONS

Joël BLANCHARD et Renate BLUMENFELD-KOSINSKI (dir.), Philippe de Mézières et l’Europe : nouvelle histoire, nouveaux espaces, nouveaux langages, Genève, Droz, 2017.
(http://www.droz.org/france/fr/6461-9782600057851.html)

Joël CHANDELIER, Catherine VERNA, Nicolas WEILL-PAROT, Science et technique au Moyen Âge (XIIe-XVe siècle), Paris, Presses universitaires de Vincennes, 2017.
(http://www.puv-editions.fr/collections/temps-/science-et-technique-au-moyen-ge-xiie-xve-siecle—9782842925864-20-647.html)

Dejanirah COUTO et Stéphane PÉQUIGNOT (dir.), Les langues de la négociation. Approches historiennes, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, collection "Histoire", 2017
(http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=4324)

Elisabeth CROUZET-PAVAN, La mort lente de Torcello. Histoire d’une cité disparue, nouvelle édition, Paris, Albin Michel, Bibliothèque de l’Evolution de l’humanité, 2017.
(www.albin-michel.fr/file/crouzet-pavan-la-mort-lente-de-torcello.pdf)

Jean-Michel MATZ, Noël-Yves TONNERRE, L’Anjou des princes (fin IXe-fin XVe siècle), Paris, Picard, 2017 (Histoire de l’Anjou, 2).

Annliese NEF, L’Islam a-t-il une histoire ? Du fait religieux comme fait social, Bordeaux, Editions du bord de l’eau, 2017
(http://www.editionsbdl.com/fr/books/lislam-a-t-il-une-histoire-du-fait-religieux-comme-fait-social/588/)

Pierre SAVY et Stéphane PÉQUIGNOT (dir.), Annexer ? Les déplacements de frontières à la fin du Moyen Âge, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, collection "Histoire", 2016.
(http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=4186)

RENCONTRES SCIENTIFIQUES

Nous rappelons aux collègues qui souhaitent faire part de la tenue d’un colloque de nous en avertir au moins deux mois avant la rencontre. Nous vous demandons également de privilégier systématiquement l’envoi de document en format Word ou Open Office et non le format PDF.

- Evêques, chanoines et institutions charitables en France XIe-XVe siècles

Date : 24 mars 2017 (10h-12h30)
Lieu : Centre d’étude des Archives Nationales (salle d’albâtre), 11, rue des quatre fils 75003 Paris
Organisation : Table ronde des Fasti Ecclesiae Gallicanae (LAMOP)

- Contrapasso & Allegoria. Second International Seminar on Critical Approaches to Dante

Date : 4-5 avril 2017
Lieu : University of Toronto
Organisation : E. Brill (U. Toronto), J. Steinberg (U. Chicago), W. Robins (Victoria University in the U. of Toronto), A. Zambenedetti (U. Toronto)
Programme complet ici.

- XLe Colloque international d’HALMA « DE LEGIBUS NOVELLIS AD THEODOSIANUM PERTINENTIBUS »

Date : 6-8 avril 2017
Lieux : Jeudi 6, 13h30, MESHS, Lille / vendredi 7, 9h, Maison de la Recherche, Lille – SHS, Villeneuve-d’Ascq / Samedi 8, 9h, La Piscine Musée d’Art et d’Industrie André-Diligent, Roubaix
Organisation : Centre de recherche HALMA–UMR 8164 (CNRS, Univ. Lille, MCC)
Programme complet ici.

- Familles, pouvoirs et foi en Bretagne et dans l’Europe de l’Ouest à l’époque médiévale (Ve-XIIIe siècle).

Date : 27-29 avril 2017
Lieu : Université de Bretagne Sud (Lorient) et abbaye de Landévennec
Organisation : Laboratoire CERHIO de l’Université Bretagne Sud, avec les Universités de Toronto et Paris-Sorbonne.
Programme complet ici.
Pour tout renseignement (ou inscription), joindre : joelle.quaghebeur univ-ubs.fr

ÉCOLES DOCTORALES D’ÉTÉ

- Université d’été 2017 du CERCOR (Saint-Étienne) : Le discours hagiographique en milieu régulier

Date : 5-7 septembre 2017
Lieu : Saint-Étienne
Organisation : CERCOR (Centre européen de recherche sur les congrégatoinscongrégations et les ordres religieux) de l’Université de Saint-Étienne
Date limite d’inscription : 31 mai 2017
Thème : Le discours hagiographique en milieu régulier. Outils, méthodes, problématiques (Moyen Âge – Temps Modernes)
Thématiques des ateliers (provisoire) :
Stratégies de réguliers pour plaider la sainteté au Moyen Âge.
Hagiographie et liturgie aux XVIIe et XVIIIe siècles.
De la codicologie aux humanités numériques : le manuscrit hagiographique dans tous ses états.
Le programme de cette université d’été et les modalités d’inscription sont disponibles sur le blog.

- Le livre médiéval au regard des méthodes quantitatives

Date : 12-16 juin 2017
Lieu : Paris
Organisation : LAMOP (Laboratoire de Médiévistique occidentale de Paris), Institut de Recherche et d’Histoire des Textes, École nationale des Chartes et Université de Namur
Date limite d’inscription : 13 avril 2017
Programme et informations complètes ici.

- Mondes méditerranéens et Italie méridionale au Moyen Âge - Cultures et rapports culturels dans l’espace méditerranéen au Moyen Âge : les sources

Date : 26-30 juin 2017
Lieu : Salerne, campus universitaire de Fisciano
Organisation : Università degli Studi di Salerno, Università della Basilicata, Laboratoire de médiévistique occidentale de Paris (LaMOP), École française de Rome
Date limite des candidatures : 2 mai 2017
Informations complètes ici.

- 6e école d’été d’histoire économique (médiévale et moderne) : « L’organisation du travail aux époques médiévale et moderne »

Date : 28-30 août 2017
Lieu : Suse (Piémont, Italie)
Organisation : Les institutions partenaires sont l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, l’Université de Toulouse 2 Jean-Jaurès, l’EPHE, les Archives Nationales (Paris) et le CNRS. Les laboratoires impliqués sont le LAMOP (UMR 8589, Paris 1/CNRS), le FRAMESPA (UMR 5136, Toulouse 2/CNRS), l’IDHES (UMR 8533 Paris 1/CNRS) et SAPRAT (EA 4116 EPHE). La manifestation reçoit également l’appui financier du LabEx HASTEC (Histoire et Anthropologie des Savoirs, des Techniques et des Croyances) ainsi que celui de l’IGPDE (Institut de la gestion publique et du développement économique). Cette manifestation se déroulera sous le patronage de l’Association française d’histoire économique (AFHé).
Date limite de candidature : 22 mai 2017
Présentation :
La 6e école d’été d’histoire économique, qui se réunira à Suse (Piémont, Italie), les 28, 29 et 30 août 2017, aura comme thème « l’organisation du travail aux époque médiévale et moderne ». Cette thématique permettra de poursuivre et d’approfondir celles qui ont été développées les années précédentes (la valeur des choses, la pauvreté, les biens communs, les moyens de paiement, la qualité). Si le travail implique une action sur la matière, son organisation implique une réflexion sur, la propriété des choses, le rapport au temps, la discipline, le contrôle et les savoir-faire. Elle nécessite aussi, de la part des gouvernants une information qui rende possible une réflexion sur l’état de la vie économique ainsi que sur l’ensemble des conflits traversant la société afin de pouvoir élaborer des dispositifs juridiques et pratiques qui implique la constitution d’un savoir particulier. Elle met enfin en cause les questions d’apprentissage technique et de maîtrise des savoir-faire, dans des contextes qui mettent parfois en opposition des systèmes rivaux.
Elle rassemblera des chercheurs, des enseignants-chercheurs, des chercheurs postdoctoraux, et des doctorants de toutes nationalités. Des places sont disponibles pour des doctorants/postdoctorants. L’organisation prendra en charge l’essentiel de leurs frais de déplacement et l’intégralité de leurs frais de séjour à Suse.
Les dossiers doivent être envoyés avant le 22 mai 2017 à emmanuel.huertas univ-tlse2.fr
Renseignements complets et programme scientifique ici.

APPEL À COMMUNICATION/CONTRIBUTION

- L’évêque face à son métier : administrer le diocèse en Lotharingie-Dorsale catholique, Xe-XVIIIe siècles

Date : 15-17 novembre 2017
Lieu : Metz
Organisation : Christine Barralis et Frédéric Meyer
Argumentaire :
Un volume des Quaderni Storici de 2000 était intitulé : Il Difficile mestiere di vescovo. Dans le contexte particulier de l’espace couvert par le projet ANR LODOCAT (Chrétientés lotharingiennes-Dorsale catholique, Xe-XVIIIe siècle) nous scrutons depuis 2015 la réalité souvent complexe des diocèses de cette vaste région de frontières religieuses, politiques et culturelles. La première journée d’étude organisée par la tâche 2 de LODOCAT à Luxembourg en novembre 2015 s’était intéressée aux modalités des différentes remises en cause de l’image de l’évêque.
Il s’agira cette fois de faire porter notre attention sur les conditions concrètes de l’administration des diocèses de la vaste zone allant des Pays-Bas au nord de l’Italie. Le colloque étudiera sur le temps long la spécificité des parcours des prélats comme de leur administration des diocèses constituant la région. Le propos se construira dans une réflexion diachronique (Xe-XVIIIe siècle), en privilégiant – mais sans exclusivité – les diocèses des six provinces ecclésiastiques retenues comme tests par les partenaires du projet (Cambrai, Trèves, Reims, Besançon, Vienne, Milan), en les comparant avec la situation d’autres diocèses situés hors de la zone concernée, dans l’espace français ou impérial. Dans un contexte original comme celui de ces zones frontières, on se posera la question : faut-il plus de compétences, une formation particulière, une prudence et un « professionnalisme » supérieur pour gérer de tels diocèses ?

Quatre axes seront privilégiés :
la mobilité épiscopale : dans le prolongement de l’enquête prosopographique sur le personnel épiscopal menée dans le cadre de LODOCAT du XIVe au XVIIe siècle, on se demandera si les évêques de la zone sont recrutés de façon privilégiée en Lotharingie-Dorsale catholique, s’ils y font carrière et y acquièrent un tonalité particulière, en passant par-dessus les diverses frontières politiques, par exemple dans le cadre des provinces ecclésiastiques souvent transfrontalières en cet espace.
la constitution des équipes diocésaines : les plus proches collaborateurs des évêques, ceux que les Italiens appelaient les membres de la « Famille haute » de la curie diocésaine, composée des hommes de confiance des prélats (archidiacres, grands vicaires, officiaux, aumôniers, secrétaires…) sont-ils choisis selon des critères différents que dans les autres diocèses européens ? Une série de questions se pose : leur nombre, leurs éventuelles qualités particulières, leur carrière antérieure ; face à un évêque souvent étranger au diocèse, ces délégués sont-ils un élément de stabilité ou au contraire d’opposition et de lobbying local ? Et le petit personnel diocésain (vice-officiaux, promoteurs, doyens, etc.) est-il lui-même de meilleure qualité que la moyenne du temps ?
la définition de la norme : face aux réformes épiscopales médiévales ou modernes, l’administration diocésaine est confrontée à une multitude de défis. Dans un contexte de conflits militaires quasi-permanent, ces terres connaissent d’intenses circulations des hérésies et la présence de minorités religieuses, mais aussi une exaspération des débats ecclésiologiques et théologiques (réforme grégorienne, mystique, quiétisme, jansénisme….). L’analyse des textes règlementaires ou pastoraux (statuts synodaux, instructions pastorales, etc.) pourrait montrer s’ils sont, là, d’une teneur particulière.
les relations avec les princes : nommés tantôt par les chapitres tantôt par les princes, les corps épiscopaux hésitent entre soumission et autonomie. La multiplicité des pouvoirs (princes temporels parfois multiples lorsque les diocèses ou provinces ecclésiastiques sont à cheval sur plusieurs Etats, aristocraties locales, papauté) complique les choses : lorsque Louis XIV occupe Strasbourg, il impose un grand vicaire particulier pour l’Alsace et un autre pour la rive droite du Rhin. Dans ces conditions le personnel diocésain ne risque-t-il pas de servir davantage son prince que son évêque ? En cas d’occupation étrangère faut-il prêter serment au nouveau prince en donnant la priorité à la continuité de la gestion diocésaine ? De même se pose la question du positionnement de l’évêque entre les intérêts des pouvoirs temporels et ceux de l’Eglise représentée par la papauté. On se demandera aussi si la politique souvent pragmatique des princes n’est pas un risque pour un soutien à la politique religieuse de l’évêque dans son diocèse.

Bibliographie indicative :
Thierry AMALOU, Le lys et la mitre. Loyalisme monarchique et pouvoir épiscopal pendant les guerres de religion, 1580-1610, Paris, CTHS, 2007.
Christine BARRALIS, dir., Metz : les évêques et leur ville au Moyen Âge, Metz, CRULH, 2014.
Catherine BOURDIEU-WEISS, dir., Diocèses et évêchés. Territoires et paysages, Metz, CRULH, 2013.
Gérald CHAIX, dir., Le diocèse. Espaces, représentations, pouvoirs. France, XVe-XXe siècle, Paris, Cerf, 2002.
De Pise à Trente : la réforme de l’Église en gestation. Regards croisés entre Escaut et Meuse. Actes du colloque international de Tournai, 19-20 mars 2004, éd. Monique Maillard-Luypaert et Jean-Marie Cauchies, Bruxelles, Centre de recherches en histoire du droit et des institutions [Cahier 21/22], 2004
Stéphane GOMIS (dir.), Les évêques des Lumières. Administrateurs, pasteurs, prédicateurs, Clermont-Ferrand, PUBP, 2015.
Il Difficile mestiere di vescovo (secoli X-XIV) [Quaderni di storia religiosa, VII], Caselle di Sommacampagna, Cierre Edizioni, 2000.
Bruno LEMESLE, Le gouvernement des évêques. La charge pastorale au milieu du Moyen Âge, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2015.
Alain MARCHANDISSE, La fonction épiscopale à Liège aux XIIIe et XIVe siècles : étude de politologie historique, Genève, Droz, 1998.
Florian MAZEL, L’évêque et le territoire. L’invention médiévale de l’espace (Ve-XIIIe siècle), Paris, Seuil, 2016.
Frédéric MEYER, La Maison de l’évêque. Familles et curies épiscopales entre Alpes et Rhône (Savoie-Bugey-Lyonnais-Dauphiné-Comtat Venaissin) de la fin du XVIe à la fin du XVIIIe siècle, Paris, Champion, 2008.
Cédric MICHON, La crosse et le sceptre. Les prélats d’Etats sous François Ier et Henri VIII, Paris, Taillandier, 2008.
Benoît PIERRE, La monarchie ecclésiale. Le clergé de cour en France à l’époque moderne, Seyssel, Champ-Vallon, 2013.
Comité scientifique : Joseph Bergin (Manchester) ; Paolo Cozzo (Turin) ; Gilles Deregnaucourt (Arras) ; Bruno Lemesle (Dijon) ; Hérold Pettiau (Luxembourg) ; Anne Wagner (Besançon) ; Thierry Pécout (Saint-Etienne).

Contacts : Christine Barralis (Université de Lorraine, CRULH, christine.barralis univ-lorraine.fr) et Frédéric Meyer (Université Savoie Mont Blanc, LLSETI, frederic-meyer club-internet.fr).
Informations sur le projet ANR LODOCAT ici.

Une proposition de communication de 3000 signes maximum, avec courte présentation de l’auteur, sera envoyée avant le 15 avril 2017.
NB : les participants à la rencontre se verront demander leurs textes pour publication dans un délai de deux mois après la rencontre.

- Enjeux épistémologiques des recherches sur les Bretagnes médiévales en histoire, langue, et littérature

Date : 12-14 décembre 2017
Lieu : Brest, Université de Bretagne Occidentale
Organisation : Hélène Bouget (MCF langue et littérature médiévales françaises) et Magali Coumert (MCF histoire médiévale), Université de Bretagne Occidentale, Brest, CRBC (Centre de Recherche Bretonne et Celtique) EA 4451.
Argumentaire :
Depuis une cinquantaine d’années, le champ d’étude des Bretagnes médiévales a suscité des approches et des questionnements à la fois divergents et renouvelés. Ces changements aboutissent aujourd’hui à une situation contrastée, où de nombreux domaines du savoir paraissent en chantier, pour ne pas dire comme un champ de bataille où il semble difficile de réconcilier les résultats apparemment opposés obtenus suivant des démarches différentes. Dans quelle mesure et de quelle manière la culture populaire et l’oralité ont-elles par exemple été traitées et intégrées à ce champ de recherche ? Comment s’est-on interrogé, peut-on encore s’interroger, avec quels présupposés et dans quelle perspective, sur les origines de la légende arthurienne ou des vies de saints ? La sociolinguistique peut-elle contribuer à renouveler l’approche des langues médiévales ? Dans le domaine de l’archéologie, comment les résultats des fouilles ont-ils été analysés et interprétés et quel usage en est il fait aujourd’hui ?
Ce sont là quelques questions qui nous poussent à rassembler les disciplines qui s’intéressent aux Bretagnes médiévales, c’est-à-dire l’Armorique et les îles britanniques, pour questionner leurs fondements. En effet, que ces disciplines se consacrent uniquement à la période intermédiaire entre l’Antiquité et la Renaissance, ou qu’elles ouvrent leur réflexion sur la représentation des espaces, des langues et des littératures des Bretagnes jusqu’à nos jours, elles semblent aujourd’hui clivées dans leurs démarches mêmes, qui font naître des résultats apparemment irréconciliables.
La période médiévale se prête particulièrement bien à une enquête épistémologique de ce type car le petit nombre de témoignages conservés laisse la place à de nombreuses ambiguïtés. C’est ce qui la rend sujette à des représentations passionnelles et idéologiques révélatrices des tensions et enjeux relatifs aux époques qui s’interrogent sur le Moyen Âge : leur éloignement et leur altérité favorisent des projections fantasmatiques qui doivent être confrontées à l’approche scientifique des disciplines. Nous souhaitons ainsi réfléchir aux rapports entre réalité et fiction, en littérature comme en histoire, ainsi qu’à la question de la construction et de la diffusion des représentations du Moyen Âge entre les spécialistes et le grand public.
Pour ce faire, nous souhaitons engager une recherche épistémologique fondée sur l’analyse critique des connaissances sur les Moyen Âge breton et britannique, ainsi que sur les principes et méthodes diversement élaborés et appliqués dans ce domaine par le passé et jusqu’à nos jours. Les champs d’investigation privilégiés sont l’histoire, la littérature, l’archéologie, l’histoire de l’art, les langues, la linguistique et la sociolinguistique. Par nature interdisciplinaire, le projet ne saurait aboutir à un catalogue des approches et évolutions par discipline ; au contraire, nous avons pour objectif d’élaborer une histoire croisée des disciplines appliquées aux Bretagnes médiévales. Dans quelle mesure les disciplines convoquées peuvent-elles ainsi utiliser les mêmes sources, mener les mêmes questionnements ? Dans quelle mesure leurs objets d’étude sont-ils similaires ou comparables ? Jusque à quel point peut-on travailler à la confluence des différentes disciplines ? Les divergences épistémologiques ne seraient-elles pas plus fortes à l’intérieur des disciplines qu’entre elles ? L’approche épistémologique permet-elle de repousser ou bien au contraire de mieux cerner les éventuelles limites à l’interdisciplinarité ? L’analyse critique des différents domaines de la connaissance scientifique en médiévistique permet-elle d’aborder le terrain d’étude de façon totalement transdisciplinaire ?
Nous sollicitons ainsi des communications portées par des représentants de différentes disciplines, dans la perspective d’une comparaison avec le domaine d’outre-Manche, dans le champ des études sur l’espace breton au sens large : espaces géographiques, espaces représentés dans les textes et les fictions, espaces de production. Nous proposons aux intervenants de réfléchir selon ces trois grandes orientations articulées autour d’un axe dominant, défini par le questionnement sur la confusion ou bien la convergence des disciplines :
Les « Pères fondateurs omniscients »
Quelles sont les méthodes, les principes et les connaissances que nous ont légués ceux que l’on peut appeler les Pères fondateurs omniscients, dont les travaux sont aujourd’hui encore reconnus, exploités ou simplement cités dans les différentes disciplines. Ainsi de Léon Fleuriot, celtisant, présenté comme un spécialiste de l’histoire médiévale de la Bretagne et qui a dirigé une Histoire littéraire et culturelle de la Bretagne, d’Hersart de La Villemarqué, rendu célèbre au XIXe siècle par l’écriture des chants populaires d’Armorique dans le Barzaz-Breiz, mais qui a également consacré plusieurs ouvrages à la littérature arthurienne et aux textes médiévaux composés dans différentes langues celtiques, de Ferdinand Lot, connu chez les littéraires comme le pionnier des études sur le roman du Lancelot en prose et chez les historiens pour ses études sur le haut Moyen Âge franc et son admiration des méthodes allemandes… On pourra s’intéresser encore par exemple aux travaux du chanoine Falc’hun, d’Emile Ernault, de Joseph Loth, d’Edmond Faral et à leurs implications.
À ce jour, des travaux de monographie ou des colloques scientifiques ont déjà permis d’approfondir l’histoire de la discipline en mesurant les apports de grandes figures de la médiévistique comme Gaston Paris, Joseph Bédier ou Paul Zumthor. Dans le domaine celtique, les travaux menés sur les collecteurs ont permis de mieux comprendre le rapport entre le Moyen Âge et le nationalisme romantique. Il s’agira dans cette première perspective, d’étudier le rapport entre les disciplines convoquées dans les premières études médiévales, lesquelles ont dessiné le monde clos et secret des origines romantiques ; il s’agira corollairement d’en proposer une cartographie et d’estimer sa postérité. Quelles sont les filiations et les transmissions entre les différentes écoles et les premières générations de savants et de chercheurs ? Dans quel contexte les premières théories et recherches sur les Bretagnes médiévales ont-elles émergé ? Structurent-elles encore les différentes approches disciplinaires ?

2. Nouveaux objets, nouvelles démarches ?

Par comparaison, depuis le milieu du XXe siècle, quels sont les nouveaux objets d’étude et quelles démarches leur sont appliquées ? On observe d’une part l’apparition de nouvelles branches disciplinaires spécialisées comme l’histoire des manuscrits distincte de l’histoire des textes et, d’autre part, de nouvelles méthodes d’approche de disciplines bien établies comme le breton médiéval, pour lequel la sociolinguistique vient doubler l’étude de la langue, ou bien l’archéologie, où la génétique vient proposer de nouveaux fondements à l’analyse anthropologique des structures de parenté. Dans le domaine de la littérature arthurienne, quels sont les apports de la nouvelle critique littéraire sur les récits de la matière de Bretagne ? Comment ont-elles fait par exemple passer au second plan la question ancienne des origines du cycle arthurien ? Les théories de la réception d’Umberto Eco ou de Hans R. Jauss ou bien encore la théorie des mondes possibles et des univers de fiction de Thomas Pavel permettent ainsi d’aborder sous un angle renouvelé les vastes cycles arthuriens et leur « mouvance » inhérente à l’état de la tradition manuscrite. Dans quelle mesure l’étude à peine amorcée des fragments des cycles romanesques arthuriens peut-elle transformer notre regard sur des textes que l’on considère encore souvent comme clos et limités à une forme canonique davantage forgée par des choix éditoriaux ?
Que pourront dès lors nous apporter les études sur les transmissions des textes et des manuscrits, au Moyen Âge et depuis le Moyen Âge, sur les contextes littéraire, culturel et historique, sur le rôle social des langues, les compétences langagières, les structures de la pensée… ?

3. Représentations savantes et populaires

Enfin le projet a pour ambition de clarifier les relations entre les représentations érudites et populaires sur les Bretagnes médiévales depuis l’époque moderne. Comment se sont créées, transformées et diffusées les représentations savantes ? Quelles sont leurs implications dans les pratiques et conceptions populaires et culturelles au sens large ? En lien avec la figure des « Pères fondateurs omniscients », on pourra revenir sur la constitution et l’influence des sociétés savantes à la fin du XVIIIe siècle. Comment les disciplines telles que nous les concevons et pratiquons aujourd’hui se sont-elles séparées : comment est-on passé d’une confusion omnisciente à la convergence inter- et transdisciplinaire ? Pour répondre à ces questions, il sera utile de dresser l’histoire de certaines chaires, notamment la chaire de « celtique », et l’histoire de la discipline des études celtiques. Comment le patrimoine médiéval (patrimoine historique, archéologique, littéraire, linguistique…) a-t-il été perçu et approprié en fonction de ces différents champs disciplinaires ? Par qui ? Quels usages ont pu être faits de ces disciplines pour construire par exemple un mythe national breton ou gallois fondé sur un Moyen Âge fantasmé ? Les situations de part et d’autre de la Manche sont-elles comparables ?
Dans cette perspective, il nous paraît fondamental de faire apparaitre les oppositions, pour mieux analyser leurs fondements et leurs implications idéologiques, aujourd’hui encore. Nous voudrions ainsi non seulement faire le point sur la doxa dans la recherche consacrée aux Bretagnes médiévales en histoire, en langue et en littérature, mais aussi expliquer les points d’achoppement et les désaccords présents en les rattachant aux différentes écoles et théories scientifiques.
Le dévoiement de certaines pratiques et méthodes d’analyse explique comment certaines interprétations erronées sur l’histoire des Bretagnes et la littérature dite de la « matière de Bretagne » ont vu le jour. Quelle est la part des représentations idéologiques et politiques propres à ces approches ? En histoire, l’intérêt du grand public continue par exemple à soutenir une production aussi pléthorique que régionaliste, malgré les entreprises épistémologiques de déconstruction des « romans nationaux ». Dans le domaine des langues celtiques et du moyen breton, la vision de langues paysannes, transmises de façon figée depuis les temps héroïques continue à dominer certains travaux. Dans le grand public, elle reste dominante, à peine écornée par l’édition d’une littérature bretonne qui parait toujours aussi inattendue. Peut-on donc aujourd’hui envisager une approche critique du terrain d’étude à travers une relation plus consciente et plus distanciée avec les idéologies ? Sur ce point, il semble exister des différences aussi bien régionales que nationales : comment travaille-t-on ici et là, en France et à l’étranger, sur la Bretagne et les îles britanniques du Moyen Âge ?

Détails pratiques :
Les langues du colloque sont le français et l’anglais. Les actes du colloque seront publiés et les frais des intervenants (transport, hébergement, restauration) seront pris en charge. Les propositions de communication, sous la forme d’un titre et d’un résumé d’environ 300 mots, sont à envoyer à Hélène Bouget (helene.bouget univ-brest.fr) et/ou à Magali Coumert (magali.coumert univ-brest.fr) au plus tard le 30 juin 2017.

Contact :
Hélène Bouget : helene.bouget univ-brest.fr
Magali Coumert : magali.coumert univ.brest.fr
Université de Bretagne Occidentale
Faculté Victor-Segalen
20 rue Duquesne
CS 93837
29238 BREST Cedex 3
FRANCE

CAPES / AGRÉGATION

Rencontre avec Vincent Duclert, président du jury du CAPES

Les 4 présidents d’associations d’historiens de l’enseignement supérieur ont rencontré, le 28 janvier 2017, Vincent Duclert, le président du jury du CAPES. La compte rendu de cette rencontre est accessible ici.

Nouvelle question au programme de l’agrégation

L’intitulé de la nouvelle question d’histoire médiévale de l’agrégation a été publié. Celle-ci est intitulée : « Confrontation, échanges et connaissance de l’autre au nord et à l’est de l’Europe de la fin du VIIe siècle au milieu du XIe siècle »
L’argumentaire de cette question peut être consultée sur le site du ministère.

VARIA

Suppression des études médiévales en Argentine

Vous trouverez ci-dessous un article évoquant la situation en Argentine, où le gouvernement envisage de supprimer le financement des études médiévales, ainsi qu’un lien pour signer la pétition s’y opposant.

Article :
The Minister of Science and Technology in Argentina, Lino Barañao, from the actual right winged government, who has been cutting down the budget for science, stated that Medieval History is no longer a matter of interest for our country. Here you will find a newspaper article written by Prof. Dr. Astarita, head of Medieval History at the Universidad de Buenos Aires and Universidad Nacional de la Plata, as well as researcher at CONICET : https://www.pagina12.com.ar/22812-el-ministro-bara%C3%B1ao-y-la-historia-medieval

Pétition accessible ici.

Décès de Maria Teresa Ferrer i Mallol

Nous avons appris avec tristesse le décès de Maria Teresa Ferrer i Mallol survenu le 4 mars dernier. Directrice de recherches à l’Institució Milà i Fontanals (CSIC) de Barcelone, dont elle assuma la direction de 1985 à 1994, Maria Teresa Ferrer i Mallol fut également directrice de l’Anuario de Estudios Medievales de 1987 à 2010 et présidente de la Section Historico-Archéologique de l’Institut d’Estudis Catalans de 2006 à 2014. Spécialiste internationalement reconnue de la Couronne d’Aragon, elle laisse une œuvre considérable, nourrie d’une exceptionnelle connaissance des sources. Maria Teresa Ferrer i Mallol a notamment publié de très nombreux ouvrages et articles de référence sur les relations de la Couronne d’Aragon avec l’Islam, sur les institutions catalanes, ainsi que sur l’histoire du commerce, de la navigation et de la piraterie en Méditerranée. Les obsèques ont eu lieu le lundi 6 mars à Barcelone.