Extrait d'enluminure

Lettre de la SHMESP n° 104 (mai-juin 2018)

VIE DE LA SOCIÉTÉ

Congrès de Rennes et Assemblée générale de printemps

Malgré un contexte difficile et grâce à l’efficacité de nos collègues de l’Université Rennes 2, le congrès de la SHMESP, qui s’est déroulé à Rennes du 24 au 27 mai, fut une grande réussite tant par la qualité de l’accueil que par celle des discussions scientifiques. Le Bureau tient à adresser ses plus vifs remerciements à tous celles et tous ceux qui ont œuvré au bon déroulement de ce rendez-vous.

Le Comité et l’Assemblée générale qui se sont réunis à cette occasion, le 24 mai 2018, ont voté les mesures suivantes :

La prochaine Assemblée générale statutaire d’automne se déroulera à Paris, le 10 novembre 2018. Les informations pratiques (lieu, heure, ordre du jour) seront communiquées en temps utile.
Ainsi qu’il en avait été fait mention lors de l’Assemblée générale du 14 octobre 2017 et conformément à l’article 9 des statuts de notre société, le Bureau de la SHMESP a soumis au Comité une modification du règlement intérieur portant sur la composition du bureau et la création d’un mandat nouveau de responsable adjoint à la communication numérique. Adoptée à l’unanimité, la modification porte sur l’article 4.a, modifié comme suit : "Le Bureau est complété par un trésorier adjoint, un secrétaire général adjoint, un responsable des publications, un responsable adjoint des publications, un responsable de la communication numérique et un responsable adjoint de la communication numérique".

Bourse d’aide à la réalisation d’un Master sur l’histoire de la SHMESP

Dans la perspective de la célébration du 50e anniversaire de la SHMESP, la société propose d’accorder une bourse de 1 000 € à un(e) étudiant(e) qui s’engagerait à réaliser un mémoire de Master sur l’histoire de la société. Ses archives, les actes des congrès ou des entretiens avec des collègues ayant participé activement à la vie de la société peuvent constituer des ressources documentaires utiles à une étude qui pourrait se montrer tant historique qu’historiographique. Le mémoire de Master devra obligatoirement être soutenu en juin 2019. Les candidat(e)s s’engagent par ailleurs à venir présenter une synthèse de leur travail au cours d’une journée consacrée à la célébration de l’anniversaire de la SHMESP, en octobre 2019. Les directeurs de Master sont donc invités à diffuser l’appel auprès de leurs étudiant(e)s et à les inviter à adresser leur candidature au secrétariat de la société (shmesp free.fr).

Candidatures au statut de membre associé ou membre associé temporaire

Il est rappelé qu’en vertu de l’article 1 (modifié lors de l’assemblée générale du 14/10/2017) du règlement intérieur de notre société, les dossiers de candidatures à la qualité de membre associé ou membre associé temporaire doivent parvenir au Bureau deux mois avant l’Assemblée générale, soit avant le 10 septembre. Nous attirons notamment l’attention sur le fait que que désormais tout doctorant, même sans charge de cours à l’université, peut demander à devenir membre associé temporaire, et que ceux qui ont récemment soutenu leur thèse et qui souhaitent solliciter le statut de membre associé doivent adresser un nouveau dossier de candidature, selon les modalités établies par l’article 1 figurant ci-dessous :

Pourront être admis en qualité de membres associés permanents les docteurs, enseignants-chercheurs, chercheurs de disciplines concernant le Moyen Âge, conservateurs d’archives, de musées et de bibliothèques spécialistes d’histoire médiévale et toute personnalité française ou étrangère dont le comité jugerait la collaboration utile.

Pourront être admis en qualité de membres associés temporaires les doctorants inscrits dans des disciplines concernant le Moyen Âge, pendant la durée de leur thèse.

Chaque dossier de candidature, présenté par deux parrains, sera adressé, deux mois avant l’Assemblée générale statutaire, au Bureau de la Société. Le Bureau transmet les demandes jugées recevables au Comité qui décide de l’admission des membres associés et associés temporaires.

POSTES, BOURSES ET CONTRATS DOCTORAUX

- Contrat doctoral (36 mois) en histoire médiévale (Projet ERC HornEast / Aix-Marseille Université / Institut de recherches et d’études sur les monde arabes et musulmans – UMR 7310)

Le projet ERC Consolidator Grant HornEast. Horn & Crescent. Connections, Mobility and Exchange between the Horn of Africa and the Middle East in the Middle Ages (P.I. Julien Loiseau) propose un contrat doctoral d’une durée de 36 mois.
Le projet ERC HornEast vise à documenter les connexions entre les sociétés de la Corne de l’Afrique (Éthiopie, Nubie) et leur environnement islamique aux échelles locale et régionale (Égypte, Palestine, péninsule Arabique), pour mieux comprendre les modalités du processus d’islamisation à l’œuvre dans la région et la recomposition des chrétientés africaines au Moyen Age (VIIe-XVe siècle).
Sujet de thèse : L’esclavage des Éthiopiens dans le monde islamique médiéval
Le commerce et l’emploi d’esclaves éthiopiens – femmes, hommes, eunuques – sont déjà attestés au Proche-Orient dans l’Antiquité tardive. Le développement de la traite à longue distance au Moyen Age, dans le cadre du monde islamique, leur donne une ampleur sans précédent. L’origine éthiopienne des esclaves était en effet prisée pour certains usages et certaines fonctions sociales, parfois au plus près du pouvoir. Des affranchis d’origine éthiopienne ont ainsi pu accéder à de hautes positions dans le monde islamique médiéval. Mais l’emploi domestique d’esclaves éthiopiens était aussi très fréquent à un niveau plus ordinaire.
La thèse, sous la direction de Julien Loiseau (Aix-Marseille Université, IREMAM), aura pour objectif de documenter l’histoire des esclaves et affranchis éthiopiens dans ses différentes dimensions. Les sources arabes d’époque mamelouke (XIIIe-XVIe siècle), produites en Égypte, Syrie et Hijaz, constitueront le corpus central de la thèse.
Titulaire d’un Master recherche en histoire et/ou en études arabes, le candidat ou la candidate aura une maîtrise suffisante de la langue arabe pour pouvoir commencer l’étude des sources éditées. L’apprentissage de l’arabe pourra néanmoins se poursuivre dans le cadre du doctorat.
Intégré à l’équipe du projet à Aix-Marseille Université, il/elle participera aux rencontres scientifiques du projet ainsi qu’à l’animation de son carnet de recherche (https://horneast.hypotheses.org/). Il/elle bénéficiera d’un soutien financier pour effectuer les missions indispensables à ses recherches et participer à toute rencontre scientifique pertinente dans le cadre de son doctorat.

Pour candidater : envoyer à mellal mmsh.univ-aix.fr en un seul fichier PDF avant le 16 juin 2018 :
- un CV
- une lettre de motivation
- le mémoire de M2 ou, à défaut, le mémoire de fin de M1
- une lettre de recommandation
Date limite de candidature : 15 juin 2018
Période du contrat : 1er septembre 2018 au 31 août 2021 (36 mois)
Rémmunération : 2 000 euros brut (à titre informatif, environ 1 500 euros net) par mois
Plus d’informations : https://horneast.hypotheses.org/478
Dossier à envoyer à : mellal mmsh.univ-aix.fr

- Andrew W. Mellon Postdoctoral Fellowship in the Humanities (Wolf Humanities Center / University of Pennsylvania)

The Wolf Humanities Center (formerly Penn Humanities Forum) awards five (5) one-year Andrew W. Mellon Postdoctoral Fellowships each academic year to junior scholars in the humanities who are no more than eight years out of their doctorate and who are not yet tenured (may not be tenured during the fellowship year). Scholars are required to spend the year (late August–May) in residence at Penn.

For the 2019-20 academic year, our topic will be KINSHIP. The Fellowship carries a stipend of $56,225 plus single-coverage health insurance (fellows are responsible for coverage for any dependents) and a $3000 research fund. Fellows teach one undergraduate course in either the fall or the spring semester in addition to conducting their research.

The PhD is the only eligible terminal degree, and applicants must be humanists or those in such allied fields as anthropology or history of science. Ineligible categories include an MFA or any other doctorate such as EdD, social scientists, scholars in educational curriculum building, and performing artists (note : scholars of performance are eligible).

The fellowship is open to all scholars, national and international, who meet application terms. Scholars who received or will receive their PhD between December 2010 and December 2018 are eligible to apply. You must have your degree in hand or have passed your defense no later than December 2018 to be eligible. Your application will not be considered unless this condition is met (i.e., you are ineligible to apply if you will defend or otherwise submit your dissertation anytime in 2019).

During their year in residence, Fellows pursue their proposed research, are required to teach one undergraduate seminar during the year, and must also participate in the Center’s weekly Mellon Research Seminar (Tuesdays, 12:00–1:50), presenting their research at one of those seminars.



In selecting fellows, the Wolf Humanities Center aims for a balanced mix of recent Ph.D.s and more seasoned tenure-track faculty who do not yet have tenure. Preference will be given to candidates whose proposals are interdisciplinary, who have not previously enjoyed use of the resources of the University of Pennsylvania, and who would particularly benefit from and contribute to Penn’s intellectual life.

Date limite de candidature : 15 octobre 2018
Informations et candidatures ici.

ATELIERS DOCTORAUX, ÉCOLES D’ÉTÉ ET PRIX DE THÈSE

Stages d’initiation aux manuscrits de l’Institut de recherche et d’histoire des textes

Les candidatures pour les traditionnels stages d’initiation de l’Institut de recherche et d’histoire des textes au manuscrit médiéval et au livre humaniste d’une part, aux manuscrits grecs d’autre part, et, enfin, aux manuscrits hébreux sont ouvertes. En l’état actuel des choses, il n’y aura malheureusement pas de formation spécifique assurée pour le domaine roman, les forces de la section romane de l’IRHT n’y suffisant plus. Les stages auront lieu entre le 15 et le 19 octobre 2018.

Date limite des candidatures : 10 septembre 2018
Inscriptions en ligne et renseignements pratiques ici.

PARUTIONS

- Robert Fossier, les hommes et la terre. L’histoire rurale médiévale d’hier et aujourd’hui, éd. Corinne Beck, Fabrice Guizard et Emmanuelle Santinelli-Foltz, Presses Universitaires de Valenciennes , 2018.

- Marie-Madeleine de Cevins et Ludovic Viallet (dir.), L’économie des couvents mendiants en Europe centrale Bohême, Hongrie, Pologne, v. 1220-v. 1550, Rennes, PUR, 2018. (http://pur-editions.fr/detail.php?idOuv=4611http://pur-editions.fr/detail.php?i...)

La mécanique de la représentation. Machines et effets spéciaux sur les scènes européennes (XVe-XVIIIe siècles), numéro thématique de la Revue d’Histoire du Théâtre, n° 278, 2018/2, coordonné par Marie Bouhaïk-Gironès, Olivier Spina et Mélanie Traversier. (http://sht.asso.fr/revue-dhistoire-du-theatre/)

RENCONTRES SCIENTIFIQUES

Nous rappelons aux collègues qui souhaitent faire part de la tenue d’un colloque de nous en avertir au moins deux mois avant la rencontre. Nous vous demandons également de privilégier systématiquement l’envoi de document en format Word ou Open Office et non le format PDF.

- 2e festival "L’histoire à venir" (Toulouse, 17-20 mai 2018)

Le festival "L’histoire à venir" s’est tenu, du jeudi 17 au dimanche 20 mai 2018, à Toulouse, avec des dizaines de rencontres sur le thème de cette année, « Humain, non-humain » et sur nos deux thématiques pérennes « Histoire et démocratie » et « Ecrire l’histoire ». La thématique retenue a permis d’interroger les frontières mouvantes de l’humain et les relations que les hommes entretiennent avec ce qui relève du non-humain réel ou imaginé : animaux, paysages et éléments naturels, dieux, monstres, fantômes, machines, robots, extra-terrestres, technologies… Ce fut l’occasion de mobiliser, au départ d’une approche historique, de nombreuses autres disciplines, des questionnements transversaux, du passé au présent.

À côté du thème de cette année, on retrouvait les thématiques « Histoire et démocratie » et « Ecrire l’histoire », ainsi que des rencontres avec les auteurs des ouvrages qui ont marqué l’année éditoriale, avec cette année par exemple un accent mis sur Mai 68.

Pendant quatre jours, de midi à minuit, des historiens, des philosophes, des chercheurs en sciences sociales, des journalistes, des écrivains et des artistes sont venu partager leurs idées et leurs recherches à travers conférences, ateliers, échanges et mises en récit originales et inventives.

Programme disponible ici.
Informations ici.

- Journées d’étude "Les chanoines et leurs droits de justice"

Date : 24 mai 2018
Lieu : Université Jean Monnet, Saint-Étienne Campus Tréfilerie, salle LR 4
Organisation : Sylvain Excoffon et Sébastien Fray (Université Jean Monnet Saint-Étienne, LEM-CERCOR UMR 8584)
Programme ici.

- 1er atelier du groupe de travail Ius correctionis : "Quand les coups étaient permis. Approches historiographiques du « droit de correction » de l’Antiquité à nos jours"

Date : 31 mai 2018
Lieu : Paris, Maison des Sciences de l’Homme (54 bd. Raspail)
Organisation : Élisabeth Lusset (CNRS / LaMOP) et Isabelle Poutrin (CERHIC / Université de Reims Champagne-Ardenne / IUF)

Programme complet ici.

- Journées d’études exploratoires "Archéologie, histoire et analyse spatiale. Dialogue interdisciplinaire sur la question des SIG archéologiques et historiques"

Date : 31 mai-1er juin 2018
Lieu : Lille, MESHS, 2 rue des canonniers, salle 2
Organisation : Dominic Moreau (Université de Lille / Halma / Projet Danubius)
Programme complet ici.

- Journée d’études "Administrer par l’écrit" : La balance et le rabot. L’équité à l’épreuve des chiffres du Moyen Âge à l’époque moderne

Date : 11 juin 2018
Lieu : IRHT – Institut de recherche et d’Histoire des textes (salle Jeanne-Vielliard), 40 avenue d’Iéna, 75116 Paris
Organisation : Isabelle Bretthauer et Marlène Helias-Baron (IRHT)
Comité scientifique : Isabelle Bretthauer, Ghislain Brunel, Olivier Canteaut, Pierre Chastang, Julie Claustre, Anne Conchon, Vincent Denis, Laurent Feller, Marlène Helias-Baron, Pauline Lemaigre-Gaffier, Jean-François Moufflet, Didier Panfili, Olivier Poncet.

Programme et argumentaire ici.

- 1res Rencontres méditerranéennes de TELEMMe (UMR 7303, AMU-CNRS) : "Passeurs, passages, passagers du Moyen Âge à nos jours"

Date : 15 juin 2018
Lieu : MUCEM (Marseille), Auditorium
Organisation : Éric Carroll, Delphine Cavallo, Xavier Daumalin, Groupe DesAncrages (TELEMMe), Jérémie Foa, Thomas Glesener, Laurence Lablache, Anne Montenach, Stéphane Mourlane, Mireille Poggetti, Agnès Rabion, Céline Regnard, Caroline Testanière.

Argumentaire : Comment restituer le vécu et les trajectoires singulières des femmes et des hommes contraints de quitter leur pays, gravir des montagnes, traverser des mers ? Comment traiter d’une actualité brûlante et parfois tragique en tant qu’historien, historien de l’art ou géographe, quand elle nous est donnée comme exceptionnelle mais rappelle des expériences du passé lointain ou proche, ici ou ailleurs ?
Pour les premières Rencontres méditerranéennes du laboratoire TELEMMe, ses chercheurs vous invitent à découvrir des histoires de passages, par la mise en récit et en images de trajectoires singulières, exemplaires ou ordinaires, saisies sur le vif au moment et au lieu du passage. Ces petits films, appréhensions visuelles et sensibles des traces et des parcours dans l’espace, nous invitent à entrer dans l’histoire récente ou plus ancienne de ces traversées individuelles ou collectives, et à comprendre les ressources mobilisées et les contraintes éprouvées, à exposer les doutes et les espoirs, mais aussi à mesurer les risques encourus. Ces histoires de passage sont prolongées par une table-ronde publique consacrée aux « savoir-faire du passage » et animée par Stéphane Mourlane, avec Yvan Gastaut, Philippe Hanus, Pierre Sintès et Catherine Wihtol de Wenden.
L’après-midi d’études qui suit aborde les « expériences du passage » à travers plusieurs interventions des chercheurs de TELEMMe, ponctuées par la diffusion de quelques courts-métrages réalisés dans le cadre du projet Je me souviens… de la Méditerranée (MP2013, capitale européenne de la culture).

Programme complet ici.

- Gestion et analyse spatio-temporelles des données historiques : Méthodes et approches (Journée d’étude du projet ANR Col&Mon)

Date : 25 juin 2018
Lieu : Université Lumière Lyon 2 – Salle des colloques – Bâtiment ERATO, 18 quai Claude Bernard (ou entrée 5 rue Chevreul) – 69007 Lyon
Organisation : Noëlle Deflou-Leca (Université Grenoble-Alpes, LEM) et Anne Massoni (Université de Limoges, CRIHAM)

Présentation : Depuis le début de l’essor des environnements d’analyse et de représentation des données spatialisées (localisées), les données historiques ont toujours constitué un domaine un peu à part. Les expériences sont pourtant anciennes, nombreuses et très riches en histoire ou archéologie, qui a très tôt intégré les approches numériques et quantitatives. En géographie, les questions liées à l’analyse de ces données couplant temps et espace sont centrales. Du point de vue informatique et géomatique, la diversité des sources (texte, multimédia...), le caractère peu formalisé des données, les nouvelles formes d’incertitude qui leur sont attachées, les modes de structuration en format ouvert ouvrent un nouveau champ de complexité (ontologie, web sémantique) qui sont au centre des humanités numériques.
Dans le cadre de l’ANR COL&MON qui porte sur la structuration et l’analyse des données collectées sur les collégiales et les monastères de la réforme carolingienne au Concile de Trente (816-1563), nous nous proposons de revisiter ces questions dans une journée d’étude où l’on croisera ces 3 points de vues, historique, géographique et informatique, sur la question des données historiques et de leur gestion et analyse dans le cadre de projets interdisciplinaires.
Programme complet ici.

SÉMINAIRES

- Séminaire de Patrick Boucheron, « L’expérience communale, 2 : la vie civique »

Dates : les mardi 15 mai, 29 mai, 12 juin et 29 juin de 16h00 à 19h00
Lieu : Collège de France, 11 place Marcelin Berthelot, salle 5
Présentation :
Le séminaire poursuit la réflexion engagée par l’atelier collectif de l’année précédente, en mobilisant les acquis problématiques d’une redéfinition transdisciplinaire en longue durée de l’expérience communale. Rappelons ici que la notion s’entend ici de trois manières : l’expérimentation politique d’un gouvernement du commun ; la transmission de ces expériences en une mémoire réinventée du devenir historique ; l’expérience sensible du faire commune en tant qu’elle affecte les vies de ceux qui s’y engagent ou s’y abandonnent. En s’attachant désormais à la notion de vie civique, on cherchera à approfondir cette histoire vécue de la discontinuité des pratiques politiques, et ce à partir d’expériences historiquement situées dans l’Italie communale, celle-ci étant envisagée non comme une exception mais comme une accentuation d’une histoire européenne commune. Depuis l’effervescence précommunale envisagée sous le prisme des émotions politiques ou des improvisations institutionnelles jusqu’aux expériences seigneuriales qui poursuivent peut-être la commune par d’autres moyens, on proposera donc un parcours à la fois historique et historiographique qui, à travers l’histoire sociale, urbaine ou juridique, tente d’affronter la même question : comment instituer le commun ?

Programme :

15 mai : « Mobilisation et émotions : l’expérience patarine à Milan » (Organisée avec Piroska Nagy (Université du Québec à Montréal), avec Patrick Boucheron pour l’introduction générale au séminaire)
Le moment patarin de l’histoire milanaise pré-communale (1056-1075) est décrit dans les sources majeures de l’événement comme un moment de grandes émotions, attribuées par les auteurs aux chefs patarins ou au peuple en mouvement. Si le mot n’existe pas encore, un vocabulaire varié décrit les émotions ; le fait de s’émouvoir et d’être mû d’émotion, est bien présent par le terme commovere et toutes ses formes. Partir de ce vocabulaire, et de la présence de l’émotion partagée, permet de poser une question agitée des sciences sociales : l’émotion collective existe-t-elle, et si oui, comment la saisir ? Qu’est-ce qui la caractérise, si on la débarrasse des couches de supposition idéologique qui l’ont érigée en un concept de sciences sociales tout en héritant de tous les attributs d’un discours de l’élite lettrée, effrayée par les foules depuis de très longs siècles ? Si elle est le plus souvent assignée, peut-on repérer dans l’émotion collective des éléments autres qu’attribués par les élites, dans les sources ? Cette enquête milanaise, précédée d’une introduction générale à l’ensemble du séminaire, sera discutée et prolongée.

29 mai : « Représenter les communes, instituer le commun » (Organisé avec Giuliano Milani (Université Paris Est Marne-la-Vallée), avec Lorenzo Tanzini (Univesrità di Cagliari) et Michele Spanò (EHESS))
Chaque époque a lu l’expérience des communes italiennes du Moyen Âge au filtre de ses urgences, en projetant sur le passé ses propres inquiétudes. Si, au cours du XIXe siècle, les historiens ont considéré Florence, Venise ou Padoue comme des modèles de liberté républicaine et au XXe – parfois – comme les symboles d’une espérance trahie, quelle est l’image des communes aujourd’hui ? Et qu’est-ce que cette image pourrait nous révéler sur le temps que nous vivons actuellement ? La séance tentera de répondre à ces questions. Elle sera donc consacrée, en premier lieu, à mieux comprendre, à la lumière des changements de notre temps, certains aspects des gouvernements collectifs dans les villes de l’Italie médiévale (comme les systèmes électoraux, la diplomatie, l’utilisation des images). Elle visera ensuite à mobiliser les résultats de la recherche historique récente pour redéfinir certaines notions : citoyenneté, ressources communes, représentation. Dans le cadre d’une analyse interdisciplinaire des monuments publics, des sources diplomatiques et délibératives, le droit tient un rôle privilégié. Sur ce terrain se joua en effet une bataille fondamentale pour l’affirmation des communes. Ce fut dans le contexte d’une culture juridique développée et diffusée que les villes italiennes développèrent les pratiques politiques pour être reconnues par les autorités extérieures et pour maintenir, au cours du temps, l’équilibre entre les diverses forces sociales présentes dans la cité.

12 juin, « Faire l’expérience des temps nouveaux sans y penser ? Autour de l’œuvre de Chris Wickham » (Organisée avec Valérie Theis (ENS Paris), avec Chris Wickham (All Souls College, Oxford) et Pierre Chastang (Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines))
Publié en 2015 sous le titre Sleepwalking into a New World :
The Emergence of Italian City Communes in the Twelfth Century (Princeton UP), le livre de Chris Wickham est un jalon majeur dans le renouvellement de l’histoire communale italienne. C’est à le discuter, en présence de son auteur, que cette séance sera consacrée. Il s’agira d’abord de le resituer dans la perspective d’histoire sociale et politique de l’œuvre de Chris Wickham, notamment depuis Courts and Conflict in Twelfth-Century Tuscany (Oxford, 2000), et d’interroger la place du paradigme féodal dans cette nouvelle historiographie. La force de la démonstration consiste ici à décomposer le récit, autrefois lisse et orienté, de l’émergence des communes italiennes. C’est à une histoire discontinue que nous convie Chris Wickham, décrivant les hésitations, les incompréhensions, les improvisations d’acteurs politiques qui construisent un monde nouveau sans y penser, peut-être même sans le vouloir. Un tel parti pris narratif met à l’épreuve la notion même d’expérience historique, et voici pourquoi il est indispensable de la soumettre ici à discussion. Or celle-ci passe également par une réévaluation méthodique de l’histoire de la production documentaire, à partir des dossiers mobilisés dans le livre — essentiellement ceux de Milan, Pise et Rome.

26 juin, « De la commune à la seigneurie urbaine : persistance et évolutions d’une expérience commune de la ville » (Organisé avec Jean-Baptiste Delzant (Université d’Aix-Marseille), avec Paolo Grillo (Università degli Studi di Milano) et Riccardo Rao (Università degli Studi di Bergamo))
Longtemps, l’historiographie des communes italiennes comprit la fin de ces régimes collégiaux comme un effacement réalisé au profit des seigneuries urbaines, comme une chute due autant aux dissensions délétères traversant une élite à bout de souffle qu’aux coups de boutoirs portés par des familles aux ambitions hégémoniques. Les travaux menés depuis une vingtaine d’années, le plus souvent collectivement, ont permis de relire tout autrement le passage de la commune à la seigneurie, dans le nord et le centre de la péninsule, aux derniers siècles du Moyen Âge. Considérées désormais comme des idéaux-types largement forgés par des acteurs du temps eux-mêmes et devant, comme tels, être déconstruits par les chercheurs, les deux formes d’organisation politique et sociale ont vu leur antagonisme « dédramatisé » (Gian Maria Varanini). Le changement de l’une à l’autre s’effectua en des moments parfois longs, heurtés, scandés d’involutions et de bifurcations, où de nombreuses formes de pouvoir personnel furent expérimentées. La notion d’expérience communale qui structure le séminaire permettra d’observer la façon dont les savoirs et les pratiques acquis par la commune au cours de ses existences pour organiser, souder et diriger les communautés urbaines ont été repris, adaptés ou détournés par les seigneurs auxquels il incombait d’assurer, outre la sécurité et la prospérité, la stabilité du corps social dont ils aspiraient peu à peu à devenir la tête. Il est proposé aux participants et auditeurs du séminaire d’examiner quelques domaines dans lesquels les seigneuries urbaines purent poursuivre l’expérience communale permettant à de larges pans de la population de partager une expérience de la vie citadine : une pratique de la décision collective et de l’administration publique ; la paix et la tranquillité publiques qui requièrent des institutions spécifiques ; les biens collectifs et les ressources publiques.

Informations complémentaires ici.

APPELS À COMMUNICATION/CONTRIBUTION

- Colloque international "Pèlerinages et sanctuaires en France du Nord du Moyen Âge à nos jours"

Dates : 22-24 novembre 2018
Lieu : Amiens
Organisation : Mickaël Courtiller (DRAC Hauts-de-France), Pascal Montaubin (Université de Picardie Jules Verne), Aurélien André (secrétaire annuel de la Société des Antiquaires de Picardie) / Laboratoire TRAME (EA 4284) de l’Université de Picardie Jules Verne et Direction Régionale des Affaires Culturelles Hauts-de-France, en partenariat avec la Société des antiquaires de Picardie

Comité scientifique : Xavier Boniface, Édina Bozoky, Mickaël Courtiller, Christophe Leduc, Bruno Maes, Pascal Montaubin, Catherine Vincent.
Argumentaire : Le 20e anniversaire de l’inscription au titre du Patrimoine mondial de l’UNESCO du bien « Chemins de Saint-Jacques de Compostelle en France » offre l’occasion d’approfondir la connaissance scientifique sur les pèlerinages (dont celui à Saint-Jacques de Compostelle) et de valoriser le patrimoine des sanctuaires dans une région qui a jusqu’ici moins retenu l’attention : les Hauts-de-France et ses abords (Normandie, Ile-de-France, Champagne, Belgique) selon la terminologie moderne.

Il s’agit d’un espace de transit pour les pèlerins qui en partent ou qui le traversent pour se rendre vers des sanctuaires éloignés (Saint-Jacques de Compostelle, Rome, Jérusalem – même dans le cadre d’une croisade –, etc.), mais aussi d’un espace qui contient des sanctuaires nombreux, au rayonnement variable vers lesquels on se rend ou on se rendait (par exemple la cathédrale d’Amiens, Notre-Dame de Boulogne, Notre-Dame de Brebières à Albert, la sainte chandelle d’Arras, Notre-Dame de Liesse, Longpré-les-Corps-Saints, Saint-Quentin, etc., sans parler d’une multitude de pèlerinages locaux).
A partir du IVe siècle dans les régions christianisées de l’Empire romain ont commencé à se multiplier les sanctuaires en lien avec le développement du culte des saints et des reliques (tombeau de saint Quentin honoré dès la fin de l’Antiquité ; 198 reliques acquises par Angilbert pour le monastère de Saint-Riquier sous Charlemagne). Cette forme de piété impliquait des déplacements de la part des fidèles et ces voyages ont acquis, par les difficultés pratiques et économiques qu’ils impliquaient, un caractère pénitentiel qui les intégrait pleinement à la démarche religieuse d’approfondissement spirituel et de conversion.

Les évolutions historiques doivent autant que possible être prises en compte, tant au niveau régional qu’international. Pèlerinages et sanctuaires ont chacun leur histoire, avec des phases de développement et de déclin relatif ou définitif. Cela tient à la conjoncture locale et au dynamisme des acteurs locaux, mais aussi à des phénomènes de plus grande ampleur : insécurité durant les guerres franco-anglaises puis franco-espagnoles des XIVe-XVIIe siècles, remise en cause des pratiques catholiques par les protestants à partir du XVIe siècle, critiques des philosophes des Lumières, chamboulements de la Révolution, destructions des conflits mondiaux du XXe siècle, etc.

Mais le phénomène pèlerin n’a jamais disparu et il a connu à plusieurs époques des formes de renouveau original, avec la volonté de certains clercs ou communautés religieuses de dynamiser leur pèlerinage, en particulier dans le mouvement de la Réforme catholique aux XVIIe-XVIIIe siècles, de la recatholicisation après la période révolutionnaire au XIXe siècle et plus récemment en contrepoint d’une déchristianisation croissante et en association avec des activités touristiques plus développées. Ces évolutions séculaires impliquent sans cesse une redéfinition de la hiérarchie des sanctuaires et des pèlerinages, au moins dans le cœur des fidèles sinon dans les aspects institutionnels.

Les communications pourront aborder particulièrement ou conjointement différents aspects de la question :

- architecture des sanctuaires et aménagement des lieux pour les cultes (chapelles, cryptes, tombeaux, armoires à reliques et reliquaires, autels, statuaire et iconographie, fontaines miraculeuses, etc.).
- promotion des cultes et politiques pastorales, compétition pour les reliques, translations, exposition des reliques, procession des reliques, liturgie, indulgences, récits hagiographiques, récits de miracles, récits de pèlerinage.
aspects spirituels et rites : pénitence pour le pardon des péchés (et par conséquent éventuellement la guérison du corps), pèlerinage volontaire ou imposé par un tribunal (ecclésiastique ou civil), cérémonie de départ, costumes et insignes, sanctuaire de destination finale et mise en réseau (individuelle ? organisée ?) de sanctuaires sur le trajet, formes de piété (prière, bains, veillées, jeûnes, ex voto), confréries (pour le service des pèlerins, pour rassembler d’anciens pèlerins).
- dimensions politiques de la promotion et du déroulement des pèlerinages.
logistique du voyage : routes, hospices.
- dimension économique : offrandes, production et vente d’objets souvenirs, activités et infrastructures touristiques associées.
Ce vaste thème peut faire l’objet d’approches disciplinaires diverses et complémentaires faisant appel à l’histoire, l’archéologie, l’histoire de l’art, l’anthropologie, la théologie, la littérature, etc.

Modalités pratiques : Les communications seront lues, en français ou éventuellement en anglais, par leur auteur (les présentations par Skype ne seront pas possibles), pendant 20 à 30 minutes (en fonction du nombre d’intervenants), permettant ensuite 5 à 10 minutes de questions et de discussion. La salle de conférence sera sonorisée et offrira la possibilité de projeter des images.
Le financement de la publication des actes du colloque, après examen des textes par le comité scientifique, est d’ores et déjà prévu. Les frais de transport, d’hébergement et de restauration des communiquants à Amiens seront pris en charge par l’organisation du colloque.
Les propositions de communication doivent être soumises avant le 30 juin 2018 à mickael.courtiller culture.gouv.fr et pascal.montaubin u-picardie.fr, avec un résumé (2500/3000 signes) et un court CV (maximum une page, mentionnant entre autres la position institutionnelle éventuelle et les travaux scientifiques).
Le Comité scientifique sélectionnera les propositions pour la fin juillet 2018 et informera immédiatement les intéressés. Des précisions sur le programme, l’inscription et les facilités d’hébergement seront communiquées à l’automne.

- Colloque international "Histoire, langues et textométrie"

Date : 17-19 janvier 2019
Lieu : Paris
Organisation : Léo Dumont (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne), Octave Julien (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne), Stéphane Lamassé (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne) / Pôle informatique de Recherche et d’Enseignement en Histoire – Université Paris 1 (Pireh)

Comité scientifique : Benjamin Deruelle (Université du Québec à Montréal), Octave Julien (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne), Stéphane Lamassé (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne), Virgine Lethier (Université de Franche-Comté), Aude Mairey (Université Paris 1 - CNRS), Damon Mayaffre (Université Nice Sophia Antipolis), Ian Milligan (Université de Waterloo), Bénédicte Pincemin (CNRS - Université de Lyon), André Salem (Université Paris 3 Sorbonne Nouvelle), Max Silberztein (Université de Franche-Comté)
Argumentaire :

Les méthodes d’analyse statistiques de textes (lexicométrie, textométrie, linguistique computationnelle, text mining, etc.) connaissent aujourd’hui d’importants développements dans tous les champs scientifiques et dans la société en général. Ces méthodes peuvent en effet répondre aux questions et aux intérêts d’acteurs multiples (entreprises privées, acteurs de la gestion publique, des milieux du renseignement, data-journalism, etc.). Elles prennent également une place croissante dans les sciences humaines et sociales, et notamment chez les chercheurs et chercheuses qui se réclament des humanités numériques. Ceci a donné lieu à de nombreux colloques, à des rencontres scientifiques régulières, telles que les JADT, et à plusieurs synthèses récentes (Léon & Loiseau 2016, Jenset & McGillivray 2017).

La position des historien·nes peut paraître paradoxale : leur travail repose en grande partie sur des textes utilisés comme sources, et les évolutions de l’historiographie moderne les ont conduits à accorder une attention toujours plus grande aux discours et aux représentations des acteurs du passé. La lexicométrie historique a à ce titre connu de grands succès et bénéficié d’une excellente visibilité dès les années 1970, notamment au Centre de lexicologie politique de l’ENS Fontenay/Saint-Cloud. Pourtant, malgré l’influence du linguistic turn et le développement d’outils informatiques à la fois plus puissants et plus accessibles, les usages de la textométrie en histoire se sont révélés plus dispersés par la suite, malgré d’incontestables succès (Genet 2011). La faible présence des historien·nes aux JADT est de ce point de vue symptomatique.

On entrevoit aujourd’hui un renouveau de l’approche textométrique en histoire, mais suivant une démarche différente, celle du text mining, pensée comme une aide au dépouillement d’archives textuelles massives issues de programmes de numérisation des sources (Projet Corpus de la BnF par exemple – Moiraghi 2018).

L’objectif de ce colloque est de dresser un panorama des utilisations actuelles des méthodes d’analyse statistique des textes en histoire, quelle que soit la période et l’espace étudiés, à un moment où le contexte intellectuel, social et technique invite ainsi à les repenser. Plusieurs questions peuvent être posées pour mieux comprendre leur place et leurs apports en histoire.

Axe 1 : L’historiographie du rapport entre langue et histoire

Depuis les débuts des relations entre histoire, linguistique et statistique lexicale, les historiens n’ont jamais cessé de réfléchir sur leurs pratiques (Robin 1973 ; Guilhaumou, Maldidier, Robin 1994 ; Genet 2011 ; Léon 2015 ; Léon & Loiseau 2016), et de nombreuses questions historiographiques restent ouvertes. S’interroger sur les relations entre la discipline historique, la langue et le discours implique ainsi de revenir sur les étapes fructueuses de cette histoire comme les travaux du laboratoire de lexicologie politique de l’ENS Fontenay/Saint-Cloud, ou ceux du laboratoire de statistiques linguistiques de l’Université de Nice. Mais aussi de réfléchir aux entreprises scientifiques et intellectuelles qui, bien qu’elles eurent une grande importance épistémologique, n’ont pas toujours été poursuivies avec la même intensité, telles que les recherches de Michel Pêcheux et de Denise Maldidier. De même, il reste à interroger les modalités des relations entre histoire, linguistique et textométrie, à l’image par exemple des parcours d’historiens comme Jacques Guilhaumou ou Régine Robin, qui se caractérisent par le passage d’un recours à la statistique lexicale à des démarches plus proches de l’histoire conceptuelle.

Axe 2 : Les renouvellements méthodologiques liés aux corpus

Sous-axe 2.1 : Vers des sources et objets linguistiques renouvelés pour la textométrie ?
En France, la lexicométrie historique s’est originellement attachée à l’étude de la littérature politique et syndicale. Si cette tradition demeure vivace (Mayaffre 2010) et touche parfois le grand public (Alduy 2017 ; Souchard, Wanich & Cuminal 1998), on peut se demander quels sont les autres types de sources soumis aujourd’hui par les historien·nes à cette approche. Certaines « langues » présentent de forts particularismes – celles des chartes, des câbles diplomatiques, ou encore du droit par exemple. D’autres sources se caractérisent par des conditions d’énonciation particulières (oralité, écrits de l’intime et du for privé, textes littéraires...). Quels sont alors les problématiques et les protocoles d’analyses les plus pertinents ?

La langue peut elle-même devenir objet d’histoire, en particulier lorsqu’elle fonctionne comme le vecteur d’un pouvoir. C’est par exemple ce qu’a montré Serge Lusignan en histoire sociolinguistique (Lusignan 2004 et 2012), dans une perspective plus qualitative. Les enjeux langagiers de la domination sont également au cœur d’approches historiographiques comme l’histoire du genre ou les postcolonial studies. On peut alors s’interroger sur la place des méthodes textométriques dans ces démarches et sur leur capacité à saisir les stratégies discursives et les faits de discours qui sont au cœur de leur analyse.

De nombreux champs de la discipline historique ont parallèlement été renouvélés par le « tournant documentaire » (archival turn – voir par exemple Chastang 2008 pour l’histoire médiévale ou Guyotjeannin 1995), consistant à considérer la source, l’archive, comme un objet construit dont l’étude des conditions de production et de conservation complète ou enrichit l’interprétation du contenu. Dans cette perspective, la lexicométrie perd-elle de son utilité ou peut-elle être réinvestie d’autres missions centrées sur le document lui-même, sur ses aspects formels, sa genèse ou son devenir ?

Sous-axe 2.2 : Les données textuelles à l’ère du big data et leurs relations aux historiens
L’outillage statistique de la lexicométrie suppose de disposer d’un corpus de textes non seulement représentatif mais aussi relativement important pour produire des résultats significatifs. Au-delà des débats sur la taille idéale d’un corpus lexicométrique en histoire, on peut se demander comment varier les échelles d’analyse en articulant des méthodes complémentaires (fouille de textes sur de gros corpus vs. analyse ciblée d’un lexique). La question prend d’autant plus d’importance que se multiplient les sources numérisées ou nativement numériques, tels que les écrits du Web. Comment les historiens peuvent-ils s’approprier ces gisements de données textuelles, et que peuvent-ils apporter, forts de leur expérience critique des sources, sur leur constitution et leur utilisation ? L’actualité des publications montre que ces transformations touchent toutes les périodes historiques et des objets variés, (Mayaffre 2010, Perreaux 2014, par exemple) et bouleversent la géographie de la recherche (Putnam 2016). Nous voudrions lors de ce colloque poursuivre et approfondir ce questionnement.

Axe 3 : Les développements de l’outillage statistique

Sous-axe 3.1 : La temporalité
Éviter l’anachronisme dans le sens des mots lorsque l’on étudie un corpus de manière diachronique est un souci ancien pour les historiens (Prost 1988). Les recherches dans ce domaine semblent aujourd’hui reprendre un intérêt nouveau notamment en ce qui concerne la visualisation de la temporalité (Ratinaud & Marchand 2014). Si on laisse parler les mots, la lexicométrie peut aider à dégager un temps lexical, des cycles utiles au travail de l’historien (Salem 1988). Il existe des méthodes statistiques (AFC, topic modeling...) permettant de percevoir des phénomènes de substitutions lexicales, mais les transformations sémantiques sont encore assez peu abordées en histoire. Existe t-il des moyens pour percevoir des évolutions sémantiques ? Peut-on retracer des influences sémantiques dans le temps ? Comment faire avec des données temporelles discontinues, parfois très espacées dans le temps ? Ces questions relèvent naturellement de la démarche de l’historien, qui travaille par définition sur la temporalité, mais elles prennent une importance particulière dans le domaine des écritures numériques qui, bien souvent, sont structurées de manière chronologique (Facebook, Twitter, etc.)

Sous-axe 3.2 : De nouveaux algorithmes pour la textométrie
Depuis l’ouvrage de Lebart et Salem (Lebart & Salem 1994), les outils statistiques se sont à la fois stabilisés et développés, et avec eux les protocoles d’analyse mis en œuvre dans les différents logiciels offerts en accès libre (autour de R par exemple, voir Bécue Bertaut 2018) ou via des plateformes Web. Les nouvelles méthodes que l’on voit naître permettent d’investir autrement des corpus, comme c’est le cas pour Linkage (http://linkage.fr) qui se propose d’introduire le texte dans les méthodes de classifications de réseaux sociaux. On pourrait également citer l’utilisation des topic models ou le développement récent d’algorithmes de deep learning reposant sur une approche par vecteur de mots (Embedding Layer, Word2Vec, GloVe). Les travaux utilisant ces méthodes (par exemple Levy & Goldberg 2014 ainsi que Barron et alii 2018) laissent entrevoir de forts potentiels pour la description rapide des contenus des documents et leur comparaison. Comment les historiens peuvent-ils se les approprier ?

Sous-axe 3.3 : Approches informatiques plus qualitatives
L’outillage informatique utile à une démarche linguistique dans les sciences humaines et sociales n’est pas que statistique, comme en témoigne par exemple le logiciel Nooj, qui permet une formalisation fine des langues naturelles. Une telle approche présente un intérêt pour la connaissance de l’état d’une langue, mais elle permet aussi de l’aborder dans sa diachronie.

Plus largement, se pose la question des approches qualitatives qui doivent trouver toute leur place dans ce colloque. L’enjeu est bien de profiter de la richesse et de la complémentarité des approches qualitative et quantitative de la langue (Paveau 2012), et ainsi d’aborder le plus largement possible les rapports entre langue et histoire. Les contributions illustrant le bénéfice de l’utilisation de ces différentes méthodes seront les bienvenues.

Procédure de participation :
Deux types de communication (en français ou en anglais) sont acceptées :
- des communications de 20 min proposées sous la forme d’un résumé de 5000 signes
- des posters (au format A1) proposés sous la forme d’un résumé de 2500 signes
La date limite pour les dépôts des propositions est fixée au 22 juin 2018 ; le dépôt se fait sur le site web https://histlangtexto.sciencesconf.org. Les communications retenues seront annoncées le 13 juillet après examen par le comité scientifique. Une version préliminaire du texte prononcé lors de la conférence sera attendue pour le 15 octobre. Les communications retenues seront destinées à être publiées dans un ouvrage collectif.

- Colloque "Gagner la guerre ou gagner la paix ?"

Dates : 5-6 décembre 2018
Lieux : Caen
Organisation : Association pour les études sur la guerre et la stratégie (AEGES)
Comité d’organisation et scientifique : Grey Anderson, Grégory Daho, Thibault Delamare, Julian Fernandez, Thomas Hippler, Jean Vincent Holeindre, Sonia Le Gouriellec, Valentina Volpe.

Argumentaire :
L’année 2018, qui voit la commémoration de la fin de la Première guerre mondiale, est marquée par plusieurs crises et tensions : gesticulations nucléaires, regain des nationalismes, défis lancés au droit international. Cependant certains auteurs estiments que nous vivons actuellement l’une des périodes les plus pacifiques de l’histoire (S. Pinker ; A. Gat ; JJ. Roche ; J. Horgan). La France contemporaine est en paix depuis la fin de la guerre d’Algérie, mais le narratif politique de la guerre s’est imposé depuis 2015 à la suite des attentats terroristes perpétrés sur le territoire national. Comment penser cette situation paradoxale ? De nombreux travaux universitaires analysent l’évolution de la conflictualité, moins nombreux en revanche sont ceux qui s’attachent à penser cette contradiction, qui nous invite à recenser et réfléchir aux facteurs de paix.

Les moyens de mesurer la guerre et la violence organisée sont nombreux. Certains recensent le nombre total de conflits de différents types (PRIO, UCDP, COW, etc), les dépenses militaires (SIPRI), le risque de perdre la vie dans des violences politiques organisées, etc. À l’inverse, il n’existe pas beaucoup d’outils de mesure de la paix (à l’exception du Everyday Peace Indicators Project et du Kroc Institute’s Peace Accords Matrix). Les recherches concernant la paix ont ainsi davantage consisté en des travaux sur la violence que sur la paix elle-même... Cette dernière constituerait-elle pour les chercheurs un « non-évènement » (J. Mueller), au sens où elle n’est pas quantifiable ?

Alors que Platon estimait que les hommes font la guerre afin d’obtenir la paix, l’idée d’obtenir la paix, en passant par la guerre, persiste de nos jours, ce qui tend à souligner un lien direct entre la guerre et la paix. Ces dernières sont constitutives l’une de l’autre, dans leur mobilisation économique, sociologique, idéologique, technologique et politique. Terme polysémique, la paix a longtemps été définie négativement comme la simple absence de guerre (J. Galtung), de violences armées entre unités politiques, ou comme le moment où les « armes se taisent » (R. Aron). L’école réaliste en Relations internationales n’y verrait ainsi qu’une sorte de trêve entre deux guerres, autorisée par l’équilibre des puissances (H. Morgenthau) ou l’hégémonie unipolaire (R. Gilpin). Ces définitions sont sans doute trop vastes et vagues. Les relations internationales ne sont pas exclusivement des rapports de force. Pour les chercheurs en Peace studies, la violence n’est pas naturelle, elle est construite et manipulée, et de ce fait elle peut être éliminée (CP. David). La paix serait atteinte par l’établissement de l’harmonie. Elle serait donc une « tranquillité de l’ordre » intérieur et social et synonyme pour ainsi dire de concorde et de justice (saint Augustin). Il s’agit ainsi de désamorcer les risques de développement de situations conflictuelles et tout facteur de conflit afin de privilégier la coopération et la justice, dans la tradition du libéralisme en Relations internationales. L’épanouissement de cette paix sociale s’exprimerait alors et de ce fait dans les démocraties. Cette hypothèse, que certains font remonter à Kant (Projet de paix perpétuelle, 1795), reprise par Tocqueville (De la démocratie en Amérique, 1835), et défendue par Wilson (« un concert de paix inébranlable ne peut être atteint que par un partenariat de nations démocratiques ») fut ensuite approfondie par de nombreux internationalistes libéraux contemporains (A. Moravscik, M. Doyle, B. Russett).

Délaissés en France depuis de nombreuses années, les études sur la paix constituent pourtant non seulement un champ de réflexion fondamental pour les sciences sociales mais aussi une pensée stratégique au sens propre. Tout penseur de la stratégie en effet se doit d’incorporer cette dimension à sa réflexion. Inversement, les recherches sur la paix et la résolution des conflits requièrent une connaissance des facteurs de conflit. L’AEGES a donc choisi de consacrer son colloque annuel à l’étude de la paix. Il s’agit d’identifier les principales menaces à la paix et les manières d’y répondre.

Les réponses à cette question ont changé au cours du temps. Pendant la Guerre Froide, le spectre de l’annihilation nucléaire a profondément structuré la perception des menaces et les politiques menées par les deux blocs. À l’issue de cette période « bipolaire », un narratif politique, rapidement devenu hégémonique, s’est construit pour qualifier le demi-siècle après la seconde guerre mondiale comme une « paix longue ». Ce discours a ainsi fait des « États faillis » et de l’internationalisation des guerres civiles le danger majeur pour l’ordre international en cette fin de siècle, créant un véritable programme de lecture des relations internationales. La menace ne proviendrait plus de la force des États mais de leur défaillance. Aujourd’hui, la force des États et leurs capacités militaires semblent redevenir une menace à laquelle peut être associé le « terrorisme international », d’un côté, et les nouvelles technologies, de l’autre.

Mais au-delà de ces menaces sécuritaires classiques, il est important de noter que d’autres phénomènes ont pu émerger. Les migrations, le changement climatique, les pandémies figurent parmi les éléments qui peu à peu sont devenus de véritables menaces à la paix. Le colloque de l’AEGES souhaite alors confronter les différentes perspectives et données sur les menaces à la paix et définir ainsi les stratégies pour contenir ces menaces.

La résurgence de la violence (F. Gros), ou la non-appropriation locale des outils de paix, nous invite également à penser les biais conceptuels et les limites des approches occidentales de la paix. Le colloque permettra d’explorer les implications théoriques, sociologiques, historiques, politiques et pratiques de ces biais.

Au cours de ces dernières années, les chercheurs du champ ont beaucoup écrit sur la façon dont s’est consolidée la paix internationale, ainsi que sur les hypothèses qui sous-tendent la pratique de cette consolidation. Cependant, peu de réflexions ont porté sur l’évaluation des situations post-conflictuelles avec des approches non-occidentales et adaptées au contexte politique, historique et social des sociétés concernées. Nous invitons donc les participants à discuter l’approche dominante de la paix, de la réconciliation, pouvant s’exprimer dans les études de la paix.

Les contributions pourront également explorer les problématiques suivantes :

La paix est-elle conditionnée à la construction d’une « paix juste », à l’échelle globale » (Bobbio) ? L’« obsolescence » de la guerre (J. Mueller) ouvre-t-elle une nouvelle ère de paix ? La guerre est-elle une expérience nécessaire à la réalisation de la paix ? Quelles « surprises techniques » (R. Aron) pourraient rompre l’état de paix ? L’interdépendance économique et le commerce ouvrent-ils un monde de paix dans lequel la guerre serait dépassée ? Sommes- nous, comme à la veille de 1914, dans un procédé narratif affirmant que les guerres majeures ne peuvent plus avoir lieu parce qu’elles seraient alors irrationnelles, et le monde, devenu trop « interdépendant » ? La guerre interétatique entre voisins occidentaux est révolue, on peut le penser et vouloir le croire, mais la « désoccidentalisation » du monde et l’émergence de puissances régionales en charge du seul maintien de l’ordre régional dans une forme de « paix par la force », peut-elle efficacement fonctionner ?

Proposition de panels :

1. Définir et représenter la paix : Comment instituer l’état de paix
- Typologie de la paix
- Valeurs de la paix
- Les perspectives non occidentales – ou mondiales – de la paix sont peu étudiées. Les participants peuvent explorer d’autres conceptualisations de la paix dans diverses régions du monde.
- La paix dans la pop culture. La culture populaire (télévision, séries, films, littérature, bandes dessinées, jeux vidéo, etc) peut-elle être une source pour appréhender ce qu’est la paix ? Quels discours et pratiques de la paix sont-ils représentés dans la culture populaire ?
- Histoire conceptuelle de la paix

2. Les géographies de la paix :
- Peut-on maintenir une paix occidentale protégée par des murs contre les réfugiés, les migrants ; compter sur une politique de retrait, d’absence d’interventions et de non implication ?
- Le changement climatique redéfinit-il des zones de paix et de guerre

3. Les armes de la paix : Ce panel cherche à faire émerger les pratiques innovantes de construction de la paix.
- La paix par la diplomatie : Prévention ; Négociation ; Médiation ; Réconciliation (Afrique du Sud, Rwanda, Colombie). Les communications de ce panel peuvent explorer les meilleures pratiques (ou les plus) innovantes, issues d’analyses empiriques. Elles peuvent également discuter de la préparation des négociations entre les différents acteurs d’un conflit (combattants, forces armées, police, diplomates, activistes...).
- La paix par le droit : développement des organisations internationales, juridicisation et judiciarisation des conflits (affirmation du jus ad bellum, du jus in bello ou de la justice pénale internationale) ; l’action de l’Union européenne et de ses Etats membres
- La paix par les armes : Résolution des conflits ; Maintien de la paix. Comment une intervention extérieure peut-elle être « pacifiante » ? Les limites et les échecs de la prévention et de la résolution des conflits : comment élaborer de nouvelles stratégies ? La « paix nucléaire » : le nucléaire accentue-t-il l’état de nature et l’état de guerre, ou participe-t-il de la pacification des relations internationales, en freinant l’usage de la force ? La prolifération est-elle un danger pour la paix ?
- La paix par la coopération : Sécurité collective (OTAN, UE, UA, etc) ; Alliances ; Coopération locale et transfrontalière ; Diplomatie environnementale
- La paix par l’intégration

4. Les acteurs de la paix
- Implication de la société civile. Les réseaux sociaux peuvent-ils jouer un rôle actif (pour ou contre) dans les négociations de paix ?
- Rôle des acteurs non étatiques (ONG, acteurs religieux, UE, etc)
- Rôle des femmes
- Rôle des diplomates
- Rôle et action des armées
- etc.

5. Les causes de la paix
- Interdépendance économique
- Dimensions culturelles, anthropologiques et sciences cognitives
- Théorie des RI
- Approches philosophiques et éthiques
- Communauté de sécurité. Dans la tradition fonctionnaliste, les intégrations régionales sont un moyen d’endiguer la violence.
- Constructions de normes ou régimes juridiques (droits de l’homme, droit international humanitaire, droit international pénal)
- Régimes politiques
- Développement durable

6. Idées d’ateliers :
- Comment enseigner la paix ?
- Discussions entre chercheurs, praticiens et organisations pacifistes.

Modalité de participation : Les propositions (communications ou panel constitué) sous forme d’un titre, d’un résumé de 350 mots maximum, et d’une courte biographie, devront parvenir au plus tard le 5 septembre 2018 à l’adresse électronique suivante : colloqueaeges2018 gmail.com

Calendrier :
Date limite d’envoi des propositions de communication : 5 septembre 2018
Sélection de communications retenues : 30 septembre 2018
Date limite d’envoi des communications : 12 novembre 2018

- Call for Papers : Journal of Medieval Worlds

University of California Press is pleased to introduce Journal of Medieval Worlds (JMW), a new online quarterly journal launching in January 2019. JMW will serve as a forum for multidisciplinary scholarship on the world, focusing primarily on 750-1600. The journal’s purpose is to foster innovative research and approaches to pedagogy by publishing peer-reviewed research articles of broad interest that explore interconnections across regions or build meaningful comparisons across cultures.
In an effort to meet the needs of and address the challenges of teaching world history, the journal will also regularly publish reviews of books, textbooks, and relevant exhibitions, as well as essays and features on pedagogy.
Regions addressed in the journal include Japan, China, Central Asia, South Asia, East and West Africa, North Africa, Oceans and Seas, the Americas, Middle East and Levant, and Europe, including Northern and Eastern Europe.
Fields and topics addressed in the journal include, but are not limited to comparative medievalisms, ecology, environment, food and agriculture, the politics of gender, sexuality, health, migration and travel, architecture and urban design, music, and performance, comparative literature, politics, religion, science and technology, and stateless societies.
As the central issues in medieval world history are often best addressed by scholarship that draws on methods and evidence from both the sciences and humanities, multidisciplinary focus is essential to the journal.

Editorial Team
- Editor
Edward D. English, University of California, Santa Barbara
- Associate Editors
Sally McKee, University of California, Davis
Carol Lansing, University of California, Santa Barbara
Philip Soergel, University of Maryland
The Editorial Board of the journal can be accessed here.

Information for Authors
Journal of Medieval Worlds is accepting submissions for its inaugural volume. Please review the journal’s Author Guidelines before submitting. Submissions and editorial inquiries should be directed to the Editor, Edward English at JMWeditor ucpress.edu.

VARIA

- Demandes de détachement ou disponibilité des enseignants du second degré vers le supérieur

Vous trouverez ci-joint une lettre adressée par les recteurs des académies de Paris, Créteil et Versailles portant sur la nomination dans l’enseignement supérieur d’enseignants du second degré pour la préparation d’une thèse de doctorat. Nous attirons votre attention sur le fait qu’il est explicitement fait mention d’une date limite des demandes de détachement ou de disponibilité pour qu’elles soient examinées au 1er juillet.

- Consultation en ligne de l’Assemblée nationale sur le financement de la recherche et de l’enseignement supérieur

Nous nous permettons de vous signaler la consultation en ligne de l’Assemblée nationale sur le financement de la recherche et de l’enseignement supérieur (https://consultation.democratie-numerique.assemblee-nationale.fr/finrecherche). L’occasion nous est offerte de donner notre avis sur ce point crucial, que nous devons sans doute saisir.
Huit questions vous seront posées :

- Considérez-vous que l’état actuel des données sur le financement public de la recherche en établissement d’enseignement supérieur est satisfaisant ?
- Selon vous‚ quels sont les types de données indisponibles actuellement qui seraient nécessaires à un débat public plus éclairé sur le sujet ?
- Quel est le niveau de pilotage et de coordination le plus pertinent des priorités en matière de recherche selon vous ?
- Quels sont‚ selon vous‚ les critères les plus pertinents en matière de financement public de la recherche dans les établissements d’enseignement supérieur ?
- Comment jugez-vous l’équilibre actuel entre financement en continu et financement sur appel à projets de la recherche en établissement supérieur ?
- Les universités ont-elles suffisamment de personnels spécialisés pour chercher des financements (publics ou privés) en France comme à l’international (ex : appels à projet ou cofinancement) ?
- Le dispositif institutionnel et budgétaire actuel vous semble-il pertinent‚ et notamment la scission entre les programmes relevant de la recherche et ceux de l’enseignement supérieur ?
- De manière générale‚ quels seraient les pistes d’amélioration du pilotage‚ du financement et du suivi de la recherche dans les établissements d’enseignement supérieur ?
Pour la plupart des questions, vous pourrez à la fois laisser des commentaires libres, et voter pour des commentaires existants.