Extrait d'enluminure

Lettre de la SHMESP n° 111 (août-septembre 2019)

VIE DE LA SOCIÉTÉ

50 ans de la SHMESP et Assemblée générale d’automne (15 et 16 novembre)

Notre assemblée générale statutaire d’automne se tiendra à Paris le 16 novembre (Sorbonne, amphithéâtre Richelieu), et procèdera notamment au renouvellement du comité et à l’élection du nouveau bureau. Un ordre du jour et la liste des candidats au comité et au bureau vous seront adressés un mois avant. Nous rappelons que ces candidatures pour le comité et le bureau doivent être envoyées au secrétariat général d’ici le 9 octobre au plus tard. De même, vous pouvez proposer pour cette date des points à faire figurer à l’ordre du jour.
Elle sera précédée, le 15 novembre, par une journée consacrée aux 50 ans de la Société des Médiévistes, qui se tiendra à Paris au Colegio de España (Cité Universitaire Internationale). Le programme vous sera envoyé prochainement, et nous espérons vous retrouver nombreux à l’occasion de ce moment important pour notre Société des médiévistes.

Nocturnes de l’Histoire (rappel)

L’annonce des Nocturnes de l’Histoire organisées par les quatre associations d’historiens du supérieur le 1er avril prochain (cf. appel à proposition et charte consultables ici) a déjà reçu des échos très favorables, malgré la date tardive de l’annonce. Il est important que le Moyen Âge y occupe la place qu’il mérite, et que tous les territoires soient représentés. N’hésitez donc pas à faire des propositions (formulaire accessible en ligne) et à en parler autour de vous avec vos partenaires dans les bibliothèques, archives, musées, etc. La date limite pour ces propositions a été fixée le 21 octobre, et celles-ci seront examinées le 12 novembre par les quatre associations, afin de vérifier qu’elles correspondent bien aux objectifs et aux principes fixés dans la charte des Nocturnes de l’Histoire, et une réponse sera ensuite rapidement envoyée.

Concours

La bibliographie complète de la question de CAPES et d’agrégation est consultable sur notre site.
L’appel à partager des dossiers, comme cela avait été fait lors des deux dernières questions, n’a pas reçu l’écho qu’il méritait, ce que nous ne pouvons que regretter. Seuls les deux membres du jury auteurs de la question ont répondu, en proposant deux dossiers, ce dont nous les remercions chaleureusement :
- Cédric Giraud, « Caractérisation des écrits pragmatiques : éléments de diplomatique, paléographie, sigillographie »
- Laurence Moulinier, « Parler, écrire, lire : généralités sur langue et écriture dans l’Occident médiéval »
Vous pouvez vous adresser à eux si vous souhaitez recevoir ces dossiers, avec comme pour les deux précédentes questions l’engagement à ne pas les diffuser et à ne les utiliser que pour la préparation de vos cours.
L’année ne vient cependant que de commencer, et toute nouvelle proposition est encore la bienvenue et peut être envoyée à Annick Peters-Custot. Il serait très regrettable en effet que cette initiative, dont tous ont reconnu l’utilité les années passées, n’ait pas de suite.

Loi de programmation de la recherche : Remise au premier ministre des rapports des trois groupes de travail

Les quatre enquêtes en ligne sur la Loi de programmation de la recherche, préparées par les sociétés savantes académiques au printemps, ont recueilli près de 9000 réponses, signe de la mobilisation de notre communauté face aux enjeux scientifiques et politiques de la recherche. Des synthèses ont été publiées sur le site des Sociétés savantes créé l’an dernier et un communiqué de presse, auquel s’est associé la SHMESP, a été diffusé pour en faire connaître les résultats
Les quatre associations d’historiens du supérieur ont par ailleurs participé, avec Sylvie Pittia (SoPHAU) et Dominique Valérian, aux consultations des trois groupes de travail mis en place par le ministère. Les rapports de ces groupes de travail, remis au premier ministre le 23 septembre, sont consultables sur le site du ministère.

Élections au CNU

Les élections du CNU se déroulent cette année (vote par correspondance jusqu’au 14 octobre 2019). Les quatre associations d’historiens de l’enseignement supérieur tiennent à réaffirmer leur attachement au rôle du CNU. Elles invitent les collègues à veiller à la bonne réception du matériel de vote qui, selon les établissements, est reçu à domicile ou à réclamer auprès des DRH.

Publications des volumes des congrès de la SHMESP sur OpenEdition

La mise en ligne des volumes des congrès de la SHMESP parus aux Publications (puis Éditions) de la Sorbonne se poursuit sur la plateforme OpenEdition. Sept nouveaux volumes sont accessibles depuis la dernière lettre (PDF téléchargeables via les abonnements Freemium des bibliothèques) :
- Les élites urbaines au Moyen âge (XXVIIe Congrès, Rome, 1996) : https://books.openedition.org/psorbonne/34234
- Les villes capitales au Moyen Âge (XXXVIe Congrès, Istanbul, 2005) : http://books.openedition.org/psorbonne/33343
- Experts et expertises au Moyen Âge (XLIIe Congrès, Oxford, 2011) : http://books.openedition.org/psorbonne/34027
- Mesure et histoire médiévale (XLIIIe Congrès, Tours, 2012) : https://books.openedition.org/psorbonne/28520
- Apprendre, produire, se conduire : Le modèle au Moyen Âge (XLVe Congrès, Nancy-Metz, 2014) : https://books.openedition.org/psorbonne/26910
- Gouverner les hommes, gouverner les âmes (XLVe Congrès, Montpellier, 2015) : https://books.openedition.org/psorbonne/28658
- Histoire monde, jeux d’échelles et espaces connectés (XLVIIe Congrès, Arras, 2016) : https://books.openedition.org/psorbonne/24759
Les volumes 1 à 38 restent consultables et téléchargeables sur Persée (https://www.persee.fr/collection/shmes).

POSTES, BOURSES ET STAGES

Nous vous invitons à nous communiquer les annonces de postes, stages et bourses dès que vous en avez connaissance afin d’en assurer la diffusion la plus rapide possible. Elles sont postées, aussitôt qu’elles parviennent au secrétariat général de la SHMESP, sur notre page Facebook (Shmesp - Société des historiens médiévistes de l’Enseignement supérieur), notre compte Twitter (@shmesp) et sur notre site, où nous vous invitons à les consulter (http://www.shmesp.fr/spip.php?rubrique12).

Appel à candidatures comme chercheurs résidents auprès de l’École française de Rome pour l’année 2020-2021

Ce statut est accordé par l’EFR à des enseignants-chercheurs, des chercheurs statutaires ou des post-doctorants sous contrat qui sont accueillis pour un séjour de trois à six mois éventuellement renouvelable pour mener à Rome leur activité de recherche, dans le cadre de l’un des quatre axes thématiques de recherche définis par le Conseil scientifique. Une attention particulière sera portée aux candidatures venant en soutien d’un des programmes scientifiques soutenus par l’EFR.
L’accueil est réglé par convention entre l’EFR et l’organisme de rattachement de ces chercheurs. L’EFR met à leur disposition tous ses moyens matériels et scientifiques pour faciliter la réalisation de leur programme.
Une aide pour favoriser leur séjour hors de leur résidence peut en outre être proposée aux lauréats qui ne bénéficieraient pas de financements extérieurs propres. Les dossiers sollicitant la prise en charge de l’hébergement devront être transmis au plus tard le 30 octobre 2019 à 12h (heure de Rome).
Les autres dossiers sans prise en charge de l’hébergement pourront être adressés au fil de l’eau.

Le détail de l’appel et les modalités de candidatures sont consultables sur le site de l’EFR.

Aides spécifiques “Bourses” scientifiques de la Casa de Velázquez

Candidatures Bourses EHEHI
Conformément au décret du 10 février 2011 relatif aux Écoles françaises à l’étranger (art. 25) et au règlement intérieur de l’établissement (art. 14), les « bourses » artistiques sont des aides spécifiques accordées à des étudiants. Elles sont destinées à de jeunes chercheurs doctorants dont les travaux nécessitent un séjour dans la péninsule Ibérique.
Candidatures ouvertes jusqu’au vendredi 4 octobre 2019 à 13h (Heure de Madrid)
En savoir plus ici=4164].

Bourses aux doctorants à l’Ecole française de Rome

L’EFR propose des bourses aux doctorants pour le premier semestre 2020.
Date limite de candidature : 30 septembre 2019
Informations ici.

Recrutement d’un.e chargé.e de valorisation scientifique à l’UVSQ-Paris Saclay

Les laboratoires Dypac et CHCSC de l’Université de Versailles Saint-Quentin - Paris Saclay recrutent un.e chargé.e de valorisation scientifique.
Missions principales : veilles sur les appels d’offre, conseils et accompagnement pour le montage des projets de recherche, suivi des projets et des conventions, dissémination des résultats.
Dypac et le CHCSC réunissent des enseignant-chercheurs dans les domaines de l’histoire, des lettres et des langues, de l’Antiquité à l’époque contemporaine.
Pour ce poste, une formation au niveau d’au moins Master recherche, une affinité avec les sciences humaines et sociales, et une bonne maîtrise de la langue française sont souhaitées.
Pour plus d’information :
maaike.vanderlugt uvsq.fr (Dypac)
jean-claude.yon uvsq.fr (CHCSC)

SOUTENANCES

- Yvan Coudou a soutenu son habilitation à diriger des recherches le lundi 23 septembre 2019, à Université Côte d’Azur, Nice, devant un jury composé de Gisella Cantino Wataghin, Isabelle Cartron, Marc Heijmans, Michel Lauwers (garant), Christian Sapin et Laurent Schneider. Le dossier Recherches archéologiques sur l’Église dans la Provence médiévale (Ve-XIIIe siècle), comportait un mémoire inédit sur : Architectures du monachisme. Une histoire monumentale de l’île Saint-Honorat de Lérins (Ve-XIIIe siècle).

- Hervé Mouillebouche soutiendra son habilitation à diriger des recherches le jeudi 17 octobre 2019 à l’université de Bourgogne, devant un jury composé de M. Michel Bur (de l’Institut), M. Jean-Marie Cauchies (Université Saint-Louis Bruxelles, rapporteur), Mme Krista De Jonge (université KU Leuven), M. Michel de Waha (émérite, université libre de Bruxelles, rapporteur), M. Nicolas Faucherre (université d’Aix-Marseille), M. Jacques Paviot (université Paris-Est Créteil, rapporteur), M. Daniel Russo (Université de Bourgogne) et M. Alain Salamagne (Université de Tours, rapporteur). Le dossier sera composé d’un mémoire inédit intitulé L’hôtel des ducs de Bourgogne à Dijon, d’Eudes IV à Charles le Téméraire (3 vol) ; d’un recueil d’articles intitulé Châteaux et palais de la Bourgogne médiévale, et d’un rapport de synthèse intitulé 1989-2019 : Trente ans de recherches en castellologie.

- Laurent Ripart soutiendra son habilitation à diriger des recherches le lundi 2 décembre 2019, à Université Côte d’Azur, Nice, Campus SJA3, MSHS, 14h, devant un jury composé de Geneviève Bührer-Thierry, Gisella Cantino Wataghin, Alain Dubreucq, Stéphane Gioanni, Anne-Marie Helvetius et Michel Lauwers (garant). Le dossier Pouvoirs, Église et société dans le royaume d’Arles (Ve-XVe siècle), comporte un mémoire inédit sur : Les déserts de l’Occident. Monastères et société, fin IVe-début VIe siècle (Italie, Provence, Bassin Rhodanien).

PARUTIONS

- Pierre BAUDUIN, Histoire des vikings. Des invasions à la diaspora, Paris, Tallandier, 2019

- Le Grand Routier de Pierre Garcie dit Ferrande, Instructions pour naviguer sur les mers du Ponant à la fin du Moyen Âge, dir. Michel BOCHACA et Laurence MOAL, Rennes, PUR, 2019.

- Le discret langage du pouvoir. Les mentions de chancellerie du Moyen Âge au XVIIe siècle, dir. O. CANTEAUT, Paris, Ecole nationale des chartes, coll. Etudes et rencontres 55, 2019.

- Philippe JOSSERAND, Jacques de Molay. Le dernier grand-maître des Templiers, Paris, Les Belles-Lettres, 2019.

- Medieval Europe in Motion. The Circulation of Artists, Images, Patterns and Ideas from the Mediterranean to the Atlantic Coast (6th-15th centuries), éd. Maria Alessandra BILOTTA, Palerme, Officina di Studi Medievali, 2018.

- Benoît ROUZEAU, Morimond. Archéologie d’une abbaye cistercienne (XIIe-XVIIIe siècles), Nancy, Presses universitaires de Nancy - Éditions universitaires de Lorraine (Archéologie, Espaces, Patrimoines), 2019.

- Saint Dominique, de l’ordre des frères Prêcheurs. Témoignages écrits (fin du XIIe-XIVe siècle). Textes traduits, annotés et présentés par Nicole BERIOU et Bernard HODEL avec la collaboration de Gisèle BESSON, Paris, Editions du Cerf, 2019.

- Michaela SOHN-KRONTHALER et Jacques VERGER (éds.), Europe et Mémoire / Europa und Memoria. Mélanges offerts à Andreas Sohn à l’occasion de son 60e anniversaire / Festschrift für Andreas Sohn zum 60. Geburtstag, St. Ottilien, EOS Editions, 2019.

RENCONTRES SCIENTIFIQUES

Nous rappelons aux collègues qui souhaitent faire part de la tenue d’un colloque de nous en avertir au moins deux mois avant la rencontre. Nous vous demandons également de privilégier systématiquement l’envoi de document en format Word ou Open Office et non le format PDF.

- Religieux et exercice du pouvoir judiciaire

Date : Université Jean Monnet, Saint-Etienne
Lieu : 18 septembre 2019
Organisation : Sylvain Excoffon et Sébastien Fray (Université Jean Monnet Saint-Étienne, LEM-CERCOR UMR 8584)
Programme complet ici.

- Afficher le droit au Moyen Âge. Les chartes lapidaires en discussion

Date : 19 septembre
Lieu : Paris, EHESS (Salle A04_47)
Organisation : Scripta PSL « Histoire et pratiques de l’écrit »
Programme complet ici.

- La naissance de la théologie comme science

Date : 23-25 septembre 2019
Lieu : Institut national d’histoire de l’art, Paris, salle Vasari
Organisation : Olivier Boulnois (EPHE), Philippe Hoffmann (EPHE), Claude Lafleur (Univ. Laval) et Jean-Marc Narbonne (Univ. Laval),
Programme complet ici.

- Exposition : « Quand les artistes dessinaient les cartes. Vues et figures de l’espace français, Moyen Âge et Renaissance »

Date : 25 septembre 2019-6 janvier 2020
Lieu : Paris, Hôtel Soubise, Musée des Archives Nationales
Informations ici.

- Faire diaspora en ville : mémoires, représentations, institutions. Europe méditerranéenne, XIVe-XVIIIe siècle

Date : 26-27 septembre 2019
Lieu : Rome
Organisation : Mathieu Grenet, Pauline Guéna, Catherine Rideau-Kikuchi et Serena di Nepi
Programme complet ici.
Renseignements : catherine.kikuchi uvsq.fr

- L’animal au château

Date : 27-29 septembre 2019
Lieu : Périgueux, L’Odyssée (Nouveau Théâtre de Périgueux), salle Montaigne
Organisation : XXVIIe Rencontres d’archéologie et d’histoire en Périgord
Programme complet ici.

- La ville à l’époque romane. Matérialités, images, imaginaire

Date : 11-12 octobre
Lieu : Issoire - Animatis
Organisation : 29e Colloque international d’art roman
Programme complet ici.

- Le village à l’épreuve du genre dans l’Occident médiéval et moderne

Date : 11-12 octobre 2019
Lieu : Abbaye d’Arthous (Landes)
Organisation : Didier Lett et Emmanuelle Charpentier
Programme complet ici.

- Giovanni XXII. Cultura e politica di un Papa avignonese

Date : 13-15 octobre 2019
Lieu : Todi
Organisation : Centro italiano di studi sul basso medioevo
Programme complet ici.

- Pierre et dynamique urbaine au Moyen Âge

Date : 14-16 octobre 2019
Lieu : Institut National Universitaire d’Albi
Organisation : Sandrine Victor (Institut National Universitaire Champollion, Framespa) et Cécile Sabathier (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, LaMOP)
Programme complet ici.

- La cartographie à grande échelle en Europe au Moyen Âge et à la Renaissance : formes, acteurs, pratiques

Date : 15-16 octobre 2019
Lieu : Paris, Hôtel Soubise, Musée des Archives Nationales (lundi 15), Orléans, Hôtel Dupanloup (mardi 16)
Organisation : Juliette Dumasy-Rabineau (Université d’Orléans), Camille Serchuk (Southern Connecticut State University), Emmanuelle Vagnon (LAMOP-CNRS)
Programme complet ici.

- L’eschatologie impériale du souverain

Date : 16-18 octobre 2019
Lieu : Collège de France, Paris
Organisation : P. Boucheron, A. Peters-Custot et les coordinateurs du programme Imperialiter. Le gouvernement et la gloire de l’Empire à l’échelle des royaumes chrétiens d’Occident, XIIe-XVIIe siècle.
Programme complet ici.

- Le château de fond en comble. Hiérarchisation verticale des espaces dans les châteaux médiévaux et modernes

Date : 18 au 20 octobre 2019
Lieu : Château de Bellecroix, 71150 Chagny
Organisation : Hervé Mouillebouche, Nicolas Faucherre
Inscription et programme complet ici.

- L’art du paraître. Les apparences de l’humain, de la préhistoire à nos jours / The Art of Human Appearance from Prehistory to the Present Day. 40e Rencontres internationales d’archéologie et d’histoire de Nice Côte d’Azur

Date : 22-24 octobre 2019
Lieu : MAMAC (Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain), Nice, Amphithéâtre
Organisation : Hala Alarashi et Rosa Maria Dessì (Université Côte d’Azur, CEPAM, CNRS)
Programme ici.

- Autumn School in Medieval Languages and Culture 2019 : Multilingualism and language varieties in Europe

Date : 22-25 Octobre 2019
Lieu : Université de Gand
Organisateur : H. Pirenne Institute for Medieval Studies (Ghent University)
Programme ici.

- Hieronymus noster. International Symposium on the 1600th Anniversary of Jerome’s Death

Date : 23-26 octobre 2019
Lieu : Ljubljana
Organisation : Slovenian Academy of Sciences and Arts ; the Universities of Ljubljana, Zagreb, Graz, and Warsaw ; Central European University (CEU) ; International Network of Excellence “Europa Renascens” ; DANUBIUS Project (Université de Lille) ; Institut des Sources chrétiennes
Programme complet ici.

APPEL À COMMUNICATION/CONTRIBUTION

- Ludovic Sforza, dit le More (1451-1508). Le mécène de Léonard de Vinci entre grandeur et décadence

Date : 5 & 6 novembre 2019
Lieu : Espace Agnès Sorel – Avenue des Bas-Clos 37600 LOCHES
Organisation : Placé sous le haut patronage de Madame Catherine Colonna, Ambassadrice, Représentante permanente de la France à l’OCDE, Ancienne ambassadrice de France en Italie. Organisé par le Service Patrimoine de la ville de Loches, en partenariat avec le programme Ambition Recherche Développement (ARD) Intelligence des Patrimoines , porté par le Centre d’études supérieures de la Renaissance de Tours.

Argumentaire :
Prince de la Renaissance italienne, dont le règne caractérise la transition entre le Moyen Âge et les Temps modernes, Ludovic Sforza, dit le More en référence à la mûre, symbole de prudence, est un personnage méconnu en France, pays où il passe pourtant la fin de sa vie. Cette lacune historiographique étonne car l’héritage patrimonial et intellectuel légué par l’ancien duc de Milan est immense ! Beaucoup plus célèbre de l’autre côté des Alpes, particulièrement en Lombardie, Ludovic Sforza n’a pourtant pas donné lieu à de vastes études historiques, alors que son œuvre rayonne bien au-delà du territoire qu’il administre.
Né en 1452 à Vigevano , Ludovic Sforza est issu de la dynastie qui règne par intermittence sur le duché de Milan depuis 1450, lorsque son père François Sforza, lié par son épouse à la famille Visconti , s’empare du pouvoir. Duc de Milan à partir de 1479, Ludovic Sforza rappelle le modèle des condottieri italiens, les chefs militaires qui accaparent le pouvoir. Il illustre aussi les grandes destinées familiales en Italie , au même titre que les Médicis, les Gonzague de Mantoue, les Visconti, les d’Este, ou encore les Doria. Pendant vingt ans, il développe son duché, en modernisant l’appareil militaire, et en s’appuyant sur l’économie et le commerce. Sur la scène internationale, il est influencé par les empereurs du Saint-Empire romain germanique qui veulent maintenir leur autorité au Nord de l’Italie, une région qui commande le stratégique passage des Alpes.
Ami des Arts et des Lettres, Ludovic Sforza est également célèbre pour avoir été le premier mécène de Léonard de Vinci , qui lui propose ses services en 1482 et réalise la fameuse Cène à Emmaüs . Entouré d’une cour brillante, il s’engage en faveur de la culture sous toutes ses formes : bâtisseur de palais, de châteaux et de bâtiments publics, il est passionné de musique, ami des humanistes, des poètes et des savants. En ce sens, il incarne le foisonnement intellectuel du Cinquecento italien , préfiguration de la Renaissance française.
Pendant les guerres d’Italie , le Milanais est occupé une première fois en 1498 par les armées du roi de France. En 1500, malgré la protection accordée par l’empereur Maximilien, le duc est fait prisonnier par Louis XII, puis incarcéré en 1504 dans un cachot du donjon de Loches où il s’éteint le 27 mai 1508 . Sa chute préfigure le schéma politique décrit par Machiavel, qui observe que la concurrence entre les princes des cités-États est la raison première de leur déclin.
511 ans après la mort du prince déchu, ce colloque international est l’occasion de revenir sur le parcours du membre le plus connu de la famille de la « Force ». Dans le cadre de l’année commémorative des 500 ans de la Renaissance , il s’agit de faire un état de la recherche franco-italienne et d’approfondir les connaissances sur ce personnage au parcours exceptionnel. Au total, cet événement ouvert à tous les publics est l’occasion pour le service « Ville d’Art et d’Histoire » de la cité Renaissance de Loches d’en savoir plus sur l’un des grands personnages majeurs de son histoire, tout en resserrant les liens l’unissant à la ville de Vigevano . Le colloque s’articulera autour des grandes facettes de la vie et de la personnalité de Ludovic Sforza.
La figure de l’homme d’État : la famille Visconti-Sforza, sa naissance à Vigevano, son apprentissage politique, le duché de Milan et la péninsule italienne, l’administration de sa seigneurie, la politique des grands travaux, le rayonnement de la capitale milanaise ;
Le prince mécène : son éducation aux Arts et aux Sciences, sa politique de soutien aux artistes, la vie de Cour à Milan, les arts et le progrès des sciences en Italie à la fin du XVe siècle, les liens avec Léonard de Vinci ;
Le chef militaire : l’organisation des troupes milanaises, la géopolitique internationale, le développement des armes, les guerres d’Italie, la capture, l’emprisonnement et la mort à Loches.
Les propositions de communication sont à adresser au Service du patrimoine de la ville de Loches (patrimoine mairieloches.com) ou à Stéphane Blond (sblond mairieloches.com) pour le 1er octobre 2019 au plus tard.
Les propositions doivent inclure les références du chercheur, le titre envisagé et un résumé de 3000 signes maximum. Les communications sont d’une durée de 25 minutes avec utilisation possible d’un diaporama.
Le transport et l’hébergement seront pris en charge par l’organisateur.
L’appel à communication est également disponible en français et en italien ici.

- Étudier le bâti médiéval (1850-1950) : Acteurs, enjeux, méthodes

Date : 26 et 27 mars 2020
Lieu : Archives départementales du Rhône et métropolitaines de Lyon
Organisation : Cette journée d’études est organisée pour l’équipe 3 du laboratoire ArAr Archéologie et Archéométrie (UMR 5138) par les membres de l’axe 4 « L’architecture médiévale à l’épreuve des sociétés modernes »

Comité scientifique
• Bonnie Effros, Professeure d’Histoire économique et sociale, Université de Liverpool
• Nicolas Faucherre, Professeur d’Histoire de l’art et archéologie du Moyen Âge, Université d’Aix-Marseille
• Alain Guerreau, Historien médiéviste, Directeur de recherche honoraire au CNRS
• Jean-Marie Guillouët, Maître de conférences en Histoire de l’art médiéval, Université de Nantes
• Dale Kinney, Professeure émérite d’Histoire de l’art, Université Bryn Mawr (Pennsylvanie)
• Haude Morvan, Maître de conférences en Histoire de l’art médiéval, Université Bordeaux-Montaigne
• Jean-Michel Poisson, Maître de conférences honoraire en Histoire et archéologie du Moyen Âge, EHESS
• Nicolas Prouteau, Maître de conférences en Archéologie médiévale, Université de Poitiers

Comité d’organisation
• Anelise Nicolier, Docteure en histoire de l’art médiéval
• Olivia Puel, Docteure en archéologie médiévale
• Laura Foulquier, Docteure en histoire de l’art médiéval

Le dix-neuvième siècle fut, dans une assez large mesure, à l’égard du Moyen Âge, ce que le seizième siècle avait été à l’égard de l’Antiquité gréco-romaine » : ainsi Michel de Bouärd introduisait-il, en 1975, son Manuel d’archéologie médiévale (M. de Bouärd, Manuel d’archéologie médiévale. De la fouille à l’histoire, Paris : Sedes, 1975).
La fondation par François Guizot de l’Inspection générale des Monuments historiques, en 1830, et du Comité des Travaux Historiques et Scientifiques, en 1834, accompagna une prise de conscience patrimoniale (P. Nora (dir.), Les lieux de mémoire : la nation **. Le territoire, l’état, le patrimoine, Paris : Gallimard, 1986) et l’émergence des disciplines nouvelles (E. et J. Gran-Aymerich, « L’archéologie au CNRS : origine et mise en place », reprint des Cahiers pour l’histoire du CNRS, n°9, 1990, http://www.histcnrs.fr/pdf/cahierscnrs/gran-aymerich.pdf ; L. Therrien, L’histoire de l’art en France : genèse d’une discipline universitaire, Paris : CTHS, 1998 ; S. Talenti, L’histoire de l’architecture en France : émergence d’une discipline (1863-1914), Paris : Picard, 2000). La création d’une chaire d’archéologie médiévale à l’École des Chartes, à Paris, dès 1847, marquait symboliquement la reconnaissance du monument comme un objet digne d’intérêt dans un champ de recherches jusque-là focalisé sur les sources d’archives. Les nombreux voyages que Prosper Mérimée effectua dans toute la France, pour les Monuments historiques, avec l’appui des institutions locales et des sociétés savantes, témoignent en outre de l’ampleur nationale de l’entreprise. Les questionnaires envoyés à toutes les communes françaises par le Comité des Travaux Historiques et Scientifiques, sous la direction de Narcisse-Achille Salvandy, en 1838 et en 1847, trahissent quant à eux la priorité que l’État accordait alors au patrimoine médiéval (X. Charmes, Le Comité des Travaux Historiques et Scientifiques (histoire et documents), Paris, Imprimerie nationale, 1886, 2 vol.). Cette politique patrimoniale, largement centralisée, se poursuivit pendant la seconde moitié du XIXe siècle et, dès les années 1880, la création de nouveaux cours et la multiplication des sociétés savantes (J.-P. Chaline, Sociabilité et érudition en France : les sociétés savantes en France aux XIXe et XXe siècles, Paris : CTHS, 1995) favorisaient l’étude des monuments médiévaux et, surtout, des édifices chrétiens.
En province, la situation était pourtant très inégale d’une région à l’autre tant elle dépendait des initiatives d’individus isolés ou intégrés dans des sociétés savantes. Véritable « laboratoire de recherches », la Normandie fit figure d’exception grâce aux travaux précurseurs d’Arcisse de Caumont qui fonda aussi, en 1834, la Société Française d’Archéologie. Sans être délaissées, d’autres régions, ne connaissaient pourtant pas le même engouement pour l’étude des monuments du Moyen Âge. Dans des villes comme Vienne ou Lyon, le phénomène s’explique sans doute par la prégnance de l’archéologie antique. Ainsi les travaux consacrés à la Bourgogne et au Lyonnais par Joseph Bard, qui se définissait comme un « monumentaliste », n’eurent-ils que des répercussions limitées comme le suggèrent, à la fin de ses deux ouvrages majeurs (J. Bard, Statistique générale des basiliques et du culte dans la ville de Lyon, précédée d’instructions sur l’archéologie sacrée dans la province ecclésiastique de cette métropole et dans une partie de celle de Besançon et suivie d’études sur divers types et sous-types d’architecture burgondo-lyonnaise, choisis dans nos diocèses du sud-est, Lyon, Revue du Lyonnais, 1842 ; Idem, Derniers mélanges d’archéologie sacrée, Lyon, Chambet fils, 1847), les listes de souscripteurs où les acteurs de l’érudition régionale brillent par leur absence. À la charnière du XIXe et du XXe siècle, la situation avait pourtant évolué à Lyon grâce à l’apparition d’un enseignement régional de l’histoire de l’art médiéval, à la faculté de lettres et à l’école des Beaux-Arts, mais aussi grâce à la multiplication des sociétés savantes et à leur intérêt nouveau pour les monuments du Moyen Âge. Mais il s’agissait là de deux mondes parallèles, dont les membres ne se fréquentaient guère et ne collaboraient pas.
L’histoire de l’architecture médiévale fut donc écrite, à partir du milieu du XIXe siècle, par des hommes dont la formation, le parcours professionnel et les objectifs étaient variés. De fait, ils élaborèrent chacun leurs méthodes d’analyse et leurs grilles de lecture du bâti médiéval, lesquelles sont à l’origine de nos pratiques en histoire de l’art et en archéologie. S’intéresser à ces hommes et à leurs travaux : tel est l’objet de la journée d’études "Étudier le bâti médiéval (1850-1950). Acteurs, méthodes et enjeux."
Actuellement, le regard porté sur l’architecture médiévale au XIXe siècle est un thème fédérateur en Europe. De nombreux travaux traitent en particulier du point de vue des architectes restaurateurs qui, à l’image d’Eugène Viollet-le-Duc, intervinrent sur des édifices médiévaux (Voir, par exemple, B. Phalip et J.-Fr. Luneau (dir.), Restaurer au XIXe s. (I-II), Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise Pascal, 2012-2013 ; A. Timbert, Restaurer et bâtir : Viollet-le-Duc en Bourgogne, Villeneuve-d’Ascq, Presses universitaires du Septentrion, 2013. Voir aussi, plus récemment, le colloque international organisé sous la direction de M. Piavaux, Cl. Houbart et A. Timbert, Matériaux, métiers et techniques. Vers une histoire matérielle du chantier de restauration (1830-1914), Paris-Liège-Namur, décembre 2017, ainsi que le séminaire organisé par l’Institut National d’Histoire de l’Art et l’Université de Picardie Jules Verne : Construire, restaurer, détruire : les chantiers du XVIIIe au XXe siècle, février-juin 2018.). Cette journée d’études s’inscrit dans cette dynamique tout en élargissant les perspectives : elle ne traitera pas de personnalités exceptionnelles, intervenues sur des chantiers prestigieux, au sein de grandes cités, mais plutôt des figures dont les travaux sont restés confidentiels, ne sont pas passés à la postérité, mais sont pourtant des témoignages éloquents sur l’origine de nos disciplines. Par leur profession (architectes départementaux ou diocésains) ou simplement par passion (érudits, historiens locaux), ils furent des hommes de terrain s’attachant à décrire, dessiner et comprendre ici une petite église rurale, là les vestiges d’un donjon. Il s’agit, en somme, de s’affranchir du cas exceptionnel pour s’intéresser davantage au quotidien d’hommes ancrés dans leur territoire, un quotidien sans doute plus révélateur des sociétés elles-mêmes. Parmi eux, les érudits qui, à l’image du père Camille de la Croix pour le Poitou (J.-M. Guillouët et N. Faucherre, « Des archéologues au service de la foi ? Le père de la Croix à Saint-Philibert-de-Grandlieu et le chanoine d’Urville à Nantes », Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest [En ligne], 118-3 | 2011, mis en ligne le 30 novembre 2013, consulté le 19 mars 2019. http://journals.openedition.org/abpo/2071 ; DOI : 10.4000/abpo.2071 ;Voir aussi le travail collectif en cours sur les archives de cet érudit, sous la direction de N. Dieudonné-Glad, à l’Université de Poitiers : http://sha.univ-poitiers.fr/histoire-art-archeologie/enseignants/conferences-et-valorisation/archives-de-camille-de-la-croix-pretre-et-archeologue-1831-1911/), sillonnaient inlassablement leur région, retiendront particulièrement l’attention. Leur documentation, encore largement délaissée, constitue « un maillon fondamental dans la transmission de connaissances » comme l’ont montré, pour les savants des XVIIe et XVIIIe siècles, les communications proposées lors d’une récente journée d’études (Journées organisées par Jérémy Delmulle et Haude Morvan, Les médiévistes face à la documentation des érudits modernes. Méthodes et enjeux, Institut de Recherche et d’Histoire des Textes, 7-8 mars 2019). Il faut alors élargir la problématique en s’intéressant aux érudits qui, au XIXe siècle, ont traité d’architecture : d’emblée, il est possible d’affirmer que, à l’instar des historiens, les historiens de l’art et les archéologues ont négligé la documentation qu’ils ont produite.
Cette journée propose de mettre en œuvre, à l’échelle de l’Europe occidentale, cette approche épistémologique des sciences médiévales consacrées au bâti castral, civil ou religieux. Elle exploitera, dans une perspective pluridisciplinaire, tout matériau susceptible de nourrir ces problématiques. Au-delà des monuments eux-mêmes, qui tiennent lieu de source majeure, les correspondances de savants, les archives de sociétés savantes, les photographies ou les relevés anciens, ou encore les fonds des Monuments historiques, par exemple, pourront être convoqués pour aborder un ou plusieurs des axes présentés ci-après.

Thèmes :
- « Acteurs du patrimoine »
Il sera possible de s’intéresser à quelques-uns de ces personnages qui, sur un plan local ou régional, ont œuvré pour la conservation ou la connaissance des bâtiments médiévaux. S’attacher à retracer leurs formations et leurs parcours, en un mot leurs « carrières », permettra de comprendre pourquoi ils étudièrent ce patrimoine, parfois à contre-courant des institutions régionales, mais aussi de s’interroger sur leur conception de l’histoire de l’art et de l’archéologie du Moyen Âge. Travaillaient-ils en solitaires ou étaient-ils, au contraire, impliqués dans des réseaux de savants ? Confrontaient-ils le résultat de leurs travaux aux opinions d’autrui ?
- Documentation érudite
La confrontation des édifices conservés avec la documentation, graphique ou textuelle, dont ils firent l’objet entre 1850 et 1950, permettra d’envisager, de manière concrète, les méthodes d’analyse mises en œuvre et d’évaluer la fiabilité des résultats alors obtenus par ces savants. Elle incitera sans doute à accorder une plus grande attention à leurs nombreuses archives qui constituent parfois la seule source de données sur des bâtiments disparus. Elle permettra enfin d’évaluer l’impact de ces travaux, souvent pionniers, sur l’intérêt accordé a posteriori par la communauté scientifique aux sites concernés.
- Milieux savants et milieux officiels
S’interroger sur les interactions, ou l’absence d’interactions, entre ces hommes de province et les représentants de l’État ou les grandes personnalités des sciences médiévales du monument pourra aussi amener à réfléchir à la manière dont l’histoire de l’art et l’archéologie se sont construites, loin de Paris, sur des territoires a priori peu propices à de tels travaux, à en croire une idée encore répandue dans l’historiographie. Elle permettra sans nul doute d’observer des situations variées depuis l’admiration du savant modeste envers le chercheur reconnu jusqu’au manque de considération, voire au rejet, de tout travail n’émanant pas d’un personnage de la région.
Modalités de soumission

Les communications auront une durée de 20 à 25 minutes. Les propositions comprendront un résumé (1000 à 3000 signes) et un bref CV. Elles pourront être rédigées en anglais ou en français.
Elles seront envoyées conjointement aux organisatrices avant le 31 octobre 2019 : Olivia Puel, Anelise Nicolier et Laura Foulquier.

- Colloque interdisciplinaire en Sciences Humaines et Sociales « Voisins »

Date : 1er et 3 avril 2020
Lieu : Le Mans
Comité scientifique : Isabelle Audras, Anne Baillot, Vincent Corriol, Matthieu Durand, Brigitte Ouvry-Vial (coord. Colloque), Sabrina Robert-Cuendet, Sylvie Servoise.

Argumentaire :
Ce colloque est initié par différentes équipes en Sciences Humaines et Sociales de l’université du Mans, rassemblées dans ce projet par une thématique convergente et appelant l’inter-disciplinarité : « Voisins ».
La thématique « Voisins » évoque la proximité entre les êtres humains, les groupes, les peuples, les Etats ou encore les espaces. Cette proximité renvoie quant à elle à l’idée de rapprochement, de contact, de valeurs et d’intérêt communs. Si cette proximité s’apprécie d’abord en termes de distance géographique, elle peut aussi exister du fait de l’appartenance à un même espace de vie, d’échanges, de communication, de culture et de patrimoine aussi vaste soit-il.
La mondialisation – ou globalisation – entendue ici dans son sens le plus large, invite à dépasser la dimension locale du voisinage pour appréhender la proximité qu’elle engendre à l’échelle de la planète toute entière. Dans ce nouvel ordre relationnel, les frontières – comme limites séparant les Etats, distribuant les territoires et permettant de distinguer les peuples, les groupes, les cultures, les langues ou encore les économies – perdent de leur lisibilité et stabilité : certaines paraissent s’estomper, voire même disparaître, d’autres se déplacer et se recréer ailleurs. Les particularismes nationaux, culturels ou linguistiques s’hybrident, se transforment, s’idéalisent, s’atténuent ou s’exacerbent. Les identités citoyennes se diluent pour se recomposer à une échelle plus large (au niveau européen par exemple) ou, inversement, et en réaction à ce phénomène de globalisation, à une échelle plus réduite (engagements politiques ou associatifs locaux, qui touchent à leur vie quotidienne et sur laquelle ils ont une prise directe). Les nouvelles technologies se développent, dont l’ubiquité et le caractère infini permettent l’universalisation des espaces de communication, d’échange ou de commerce (Internet, les réseaux sociaux, les blockchains…). L’espace de vie commune se déploie toujours un peu plus, en même temps qu’il se resserre du fait de l’apparition de nouvelles formes de proximités. Parmi celles-ci, les risques environnementaux, et plus particulièrement les risques climatiques, réunissent les Etats et les êtres humains dans une même vulnérabilité, tout autant qu’ils renvoient aux individualismes de chacun, en particulier lorsqu’il s’agit d’établir le partage des responsabilités.
L’objectif de ce colloque est d’explorer cette thématique dans son ancrage européen et plus précisément d’aborder la question large des liens entre frontières et gouvernance en Europe autour de trois axes de recherches principaux :
Axe 1 : La frontière et son rétrécissement : regard holistique sur un espace de vie commune
Axe 2 : La proximité : Interactions et développement social
Axe 3 : Le vivre-ensemble : partager ses ressources linguistiques, culturelles, patrimoniales, naturelles ?
Les propositions soumises aborderont et/ou questionneront l’un des 3 axes thématiques déclinés ci-après.
Les propositions pourront interroger et/ou mettre en jeu par leur questionnement ou les outils d’investigation et analyse choisis, l’interdisciplinarité en Sciences Humaines et Sociales (croisement des regards en anthropologie, didactique, droit, géographie, histoire, langues, littératures, philosophie, sciences de l’éducation, sciences de l’information et de la communication, sciences du langage, sociologie, etc.).

Axe 1 – La frontière et le rétrécissement du monde – regard holistique sur un espace de vie commune
Cet axe de recherche vise à explorer certaines des manifestations de ce rétrécissement du monde, avec pour curseur principal l’idée que la dilution et/ou le déplacement des frontières multiplie[nt] et renforce[nt] les situations de (bon ou mauvais) voisinage, à l’échelle régionale et mondiale. Il s’agit aussi d’identifier les difficultés, juridiques, géographiques ou encore sociales et culturelles, qu’il y a à sceller ces nouvelles formes de voisinage. On s’intéressera enfin aux formes d’expression, notamment artistiques et littéraires, que peuvent prendre ce nouveau type d’ordre relationnel et les questions qu’il soulève.
Les propositions pour l’axe 1 investiront l’une des trois sous-thématiques suivantes :
(a) La dilution et le déplacement des frontières et la recomposition des identités : comment définir les identités nationales, culturelles, linguistiques, citoyennes ? ; question de la représentation des Etats, des peuples dans les instances décisionnelles nationales et transnationales…)
(b) L’effacement des frontières et la constitution de nouvelles solidarités locales face aux risques climatiques : quelle recomposition des espaces et des territoires ?, quelle souveraineté de l’Etat ?, quel partage territorial des ressources naturelles ?, quelle planification des espaces et des activités, quelles responsabilités partagées et quelles actions locales pour lutter contre un risque global ? …
(c) Le dépassement des frontières et le développement des nouvelles technologies : comment définir des « espaces numériques », quelle autorité / quel instrument de régulation ?...

Axe 2 – Proximité : Interactions et développement social.
La question du voisinage, de la proximité et des interactions sociales induites par voisinage et proximité est une question centrale des études d’histoire, particulièrement médiévale, étroitement corrélée à celle de la communauté et de l’individualité, de l’autonomie du sujet face au groupe d’identification. La communauté en particulier est demeurée au coeur des préoccupations des sciences humaines, en raison de l’omniprésence du fait communautaire et du fonctionnement communautaire des structures et institutions sociales. Communauté de voisins par excellence, elle résulte à la fois de la proximité, de la prise de conscience d’intérêts communs et de la volonté commune de partage, répartition et / ou mise en commun des ressources du terroir. En reliant cette question des interactions sociales de proximité à celles de l’habitat, du vivre-ensemble, de la définition sociale des identités, les historiens ont collectivement posé les jalons des interrogations centrales de sa définition : qu’est-ce qui permet de parler d’une communauté, au-delà d’un groupement d’intérêts commun réuni par la proximité ? Sans se limiter (mais sans non plus exclure) la conception historienne de la communauté, les propositions pourront interroger le postulat selon lequel la proximité entraîne l’interaction, vient renforcer les solidarités horizontales (communautés de voisins) par la prise de conscience d’intérêts communs, mais n’est pas seulement géographique, de même que le voisinage n’est pas forcément source de proximité. Celle-ci pose la question de l’éloignement et de la distance : à partir de quand est-on proche ? On pourra également interroger la notion de frontière qui sépare les voisins et les unit ; cet effet de frontière suscite échange, collaborations, affrontements. La proximité est ainsi une représentation de l’autre, envisagé comme proche ou lointain selon la perspective ; elle pose la question de la différenciation (volontaire ?), de la similitude et de leur perception. Le rapport à l’autre est alors envisagé dans la capacité à générer du voisinage culturel et relationnel permettant un rapprochement, essentiel au développement social.

Axe 3 – Vivre ensemble
Mutations/transformations des sociétés, crises socio-économiques, changements climatiques, flux migratoires et mobilités inter-transnationales : le début du 21e siècle est traversé par un foisonnement de situations complexes et variées dont l’appréhension des enjeux sociaux, éducatifs, écologiques bouscule « nos » idées et pratiques du vivre-ensemble et pose la question de nouvelles pistes et échelles de solidarités, de coopérations, d’échanges et de développement social/durable.
C’est ce contexte en faisceaux (scientifiques, éthiques, épistémologiques, sociaux) qu’interroge l’axe « Vivre-ensemble : partager ses ressources linguistiques, socio-culturelles, patrimoniales, naturelles » de ce colloque. Au-delà du partage des ressources communes, existe également la construction de sociétés et de territoires qu’implique la mise en œuvre d’actes de vivre-ensemble. Cette notion croise alors celle de « communs » au sens des travaux d’E. Ostrom, nécessitant le triptyque : ressource partagée, communauté d’usage et règles de gestion. Comment alors les partager, les préserver, les transmettre ou les délimiter ? Quels sont les enjeux sociaux, éducatifs, territoriaux, écologiques du « vivre-ensemble » ? Quels outils et leviers pour le développement social / durable ?
Les propositions pour l’axe 3 viseront à :
(a) Analyser la délimitation et la granularité de cette notion de « vivre ensemble » dans les pratiques quotidiennes, dans les politiques publiques, dans les représentations des différents groupes sociaux.
(b) Explorer et interroger les actions, outils et démarches (scientifiques, éducatifs, sociaux, artistiques…) visant la construction d’un vivre ensemble, quelles qu’en soient les échelles, les modalités, sous un angle pluri-disciplinaire.
(c) Croiser les regards (de didacticiens, linguistes, sociologues, historiens, géographes, d’urbanistes, d’acteurs de terrain) sur des approches innovantes qui renouvèlent les pratiques et représentations liées (innovation pédagogique, sociale, scientifique, d’écologie urbaine…), et les effets observés de celles-ci sur les publics concernés (acteurs collectifs et acteurs individuels, groupes sociaux, etc.).

Calendrier :
- Clôture de l’appel : 5 novembre 2019
- Retour des notifications d’acception et refus : décembre 2019
- Dates du colloque : 1er, 2 et 3 avril 2020. La journée du 1er avril sera dédiée à différentes thématiques transversales ciblées par l’équipe et le comité scientifique du colloque.

Forme des propositions :
Les propositions de communications comprendront au plus 3000 caractères, avec un titre provisoire, des références bibliographiques et cinq mots-clés. Seront à indiquer dans le formulaire de dépôt : le ou les noms des auteur.e.s, l’université ou l’institution de référence, le laboratoire de rattachement, une adresse-mail. Le dépôt des propositions de communication se fait via le site : https://voisins-eu-2020.sciencesconf.org

VARIA

-  Academica libertas – Essais en l’honneur du professeur Javier Acre

Le bon de pré-commande peut être téléchargé ici.

- Prix Marc Venard en histoire religieuse

La Société d’Histoire Religieuse de la France attribue tous les deux ans un prix de thèse, doté de la somme de 2000 euros. Les résultats du prix sont communiqués au mois de juin. Ce concours de thèse s’adresse aux jeunes docteurs (moins de 35 ans) en histoire du christianisme. Il vise à encourager de jeunes chercheurs et à accompagner une large diffusion de leurs travaux. La thèse doit avoir été soutenue depuis moins de deux ans. La thèse peut porter sur toute période, relever de différentes disciplines académiques (histoire, histoire de l’art, histoire du droit, histoire de la théologie…) et concerner tout espace géographique, dès lors qu’elle conserve un lien avec la France. De plus, la SHRF accompagne la publication de la thèse primée dans la collection « Histoire religieuse de la France » aux Presses Universitaires de Rennes, sous réserve de l’acceptation par le lauréat d’un délai de deux ans pour l’aménagement et la soumission de son manuscrit.

Modalités de participation :
faire acte de candidature avant le 31 décembre 2019 en adressant le rapport de soutenance et la thèse en pdf à l’adresse shrf.rhef gmail.com.
Dans un second temps et à la demande du jury, adresser deux exemplaires de la thèse (papier ou pdf) aux rapporteurs indiqués aux candidats.

- Journée des étudiants aux Archives nationales

Organisée le jeudi 17 octobre 2019 (de 9h à 17h) sur le site de Pierrefitte-sur-Seine uniquement, la journée des étudiants s’adresse à tous les niveaux d’étude (L3, M1, M2, doctorats). L’ensemble des départements des Archives nationales seront présents, y compris le département du Moyen Âge et de l’Ancien Régime.

Au programme de la journée 2019 :
- des visites guidées du bâtiment et des magasins, ainsi que des ateliers de restauration des documents ;
- des ateliers de prise en main des ressources archivistiques et d’exploration de la Salle des inventaires virtuelle ;
- des conférences méthodologiques ;
- des présentations de documents originaux ;
- des temps d’échange avec le personnel des Archives nationales.
Le programme est en ligne sur le portail des Archives nationales.
En complément de cette journée, une matinée consacrée spécifiquement à l’accueil des doctorants se tiendra le mardi 3 décembre 2019, de 9h à 13h, à Pierrefitte-sur-Seine.

- Assemblée générale du Comité Français des Sciences Historiques

L’Assemblée générale du CFSH se tiendra le 20 décembre de 14h à 18h, Maison de la Vie Associative et Citoyenne du Quartier Latin, 4, rue des Arènes, 75005 Paris (Salle Linné).

- Archivio di Stato de Florence

Depuis juin 2019 la direction de l’Archivio di Stato de Florence a réduit les possibilités de consultation de nouveaux registres à 3 unités par jour les lundi, mercredi et vendredi. Cette décision réduit de moitié le nombre de registres consultables dans une semaine (20 en 2018, 9 au maximum désormais). Une pétition circule depuis juin parmi la communauté des usagers, adressée au ministre d’alors et à la directrice des archives (infra).
Cela touchera plus particulièrement tous les chercheurs qui n’habiteraient pas en permanence à Florence et réduira les possibilités d’investigation des chercheurs étrangers. Bien d’autres archives majeures en Italie sont malheureusement dans cette situation et les plus de 120 pétitionnaires actuels comptent sur l’impact que pourrait avoir ce mouvement au sein de la communauté scientifique internationale, afin de faire réagir le ministère. Ce n’est jamais inutile : l’obtention du droit de photographier gratuitement des archives, obtenu en 2017, doit beaucoup à la mobilisation des chercheurs (https://fotoliberebbcc.wordpress.com).
Vous pouvez, si vous souhaitez soutenir cette initiative, écrire à Cédric Quertier, ou directement à l’association Utenti Archivio di Stato di Firenze, qui se chargera de diffuser la liste des soutiens auprès du nouveau ministre des Beni culturali et à sa direction générale des archives.

All’Onorevole Ministro per i Beni e le Attività culturali Professor Alberto Bonisoli
Via del Collegio Romano n. 27
00186 Roma
Al Direttore Generale degli Archivi Dottoressa Anna Maria Buzzi
Via di San Michele n. 22
00153 Roma

Firenze, 10 giugno 2019
Oggetto : Archivio di Stato di Firenze – Grave stato di emergenza dei servizi di sala studio

Con la presente i sottoscritti intendono segnalare all’Onorevole Ministro dei Beni Culturali professor Alberto Bonisoli e al Direttore Generale degli Archivi dottoressa Anna Maria Buzzi, la grave situazione di emergenza che di recente si è venuta a creare nell’Archivio di Stato di Firenze, sopratutto per quanto concerne i servizi di sala di studio.
L’istituto fiorentino, come è noto, uno dei più grandi e prestigiosi archivi del mondo, frequentato da studiosi e ricercatori, italiani e stranieri, ha subito dal 7 gennaio dell’anno in corso fino ad oggi (10 giugno 2019) una considerevole contrazione dei servizi di sala studio. Si è cominciato, giustappunto a gennaio, con la riduzione del numero dei pezzi dati in consultazione (da 4 a 3 giornalieri) per giungere, con una decisione unilaterale dell’attuale Direzione, ad una riduzione dell’orario di apertura della sala di studio (era dal lunedì al venerdì 8.30 – 17.30, sabato 8.30 – 13.30, da oggi è lunedì-mercoledì-venerdì 8.30 – 17.30, martedì-giovedì, sabato 8.30 – 13.30) e, al contempo, ad un’ulteriore riduzione del numero dei pezzi che gli studiosi possono chiedere nell’arco di una settimana (nel 2018, 20 unità archivistiche alla settimana ; nei primi 5 mesi del 2019, 15 unità ; ridotte dal 10 giugno, solo a 9 !). Per di più, poiché sempre a decorrere dal giugno c.a., nei giorni di martedì e giovedì non sarà più effettuato il prelevamento, anche i tempi di attesa del materiale archivistico in consultazione verrano dilatati. Un documento richiesto dopo le 11.30 del lunedì potrà essere consultato solo dopo le 10.30 del mercoledì. Questa situazione lede gravemente i diritti di quanti (docenti, ricercatori o dottoranti) sono usi frequentare l’archivio per compiervi ricerche connesse a precisi impegni lavorativi e/o a scadenze di consegna. Le ultime disposizioni assunte dalla Direzione, come si è detto, dal 10 giugno in poi, oltre gli studiosi italiani, danneggiano e danneggeranno gravemente anche quelli stranieri che approfittano in genere dei mesi estivi per venire a lavorare nell’archivio fiorentino e che, magari, hanno da tempo programmato e prenotato il loro soggiorno a Firenze.
Ciò premesso si chiede a codesto Ministero e a codesta Direzione Generale di voler sottoporre ad un’attenta verifica le decisioni assunte – in materia di servizi dalla sala di studio – dall’attuale Direzione dell’Archivio di Stato di Firenze e, nel caso in cui queste ultime fossero giustificate da un’effettiva carenza del personale addetto, si chiede, altresì, di intervenire sollecitamente con un potenziamento degli organici, a tutela dei diritti degli utenti.
Nel ringraziare per l’attenzione si reste in attesa di conoscere le decisioni che si vorranno assumere per sanare i grvi disservizi segnalati.

Il Comitato degli utenti dell’Archivio di Stato di Firenze
Presso l’Archivio di Stato di Firenze
Viale della Giovine Italia n. 6
50122 FIRENZE