Extrait d'enluminure

Pétition de la CNFDE et Appel de Nanterre

Cher(e) collègue,

Vous trouverez ci-dessous deux documents transmis par notre collègue Franck Collard (Paris Ouest Nanterre) :

1) le texte de la pétition lancée par la Coordination nationale Formation des enseignants

2) l’appel lancé par les enseignants du département d’histoire de Nanterre

Bien cordialement,

Le Bureau de la SHMESP

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1) Pétition de la CNFDE

Initiative de la CNFDE, lancée ce 21 janvier, afin d’avertir un plus large public des dangers de la réforme de la formation et du recrutement des enseignants. Il s’agit d’une pétition intitulée : "formation des enseignants : un investissement pour l’avenir !" Elle demande l’abandon de cette réforme et l’ouverture de négociations pour une tout autre réforme.

Un site a été ouvert pour les signatures individuelles en ligne : http://www.100000voixpourlaformation.org/

L’objectif est de rassembler 100 000 signatures afin d’augmenter la pression pour le retrait de cette réforme.

La FCPE, tous les syndicats de la FSU, l’UNEF ont apporté leur soutien aujourd’hui. Les organisations qui avaient soutenu un appel CNFDE "Il est encore temps de préserver l’avenir" le 30 juin 2009, sont en cours de sollicitation. N’hésitez pas à diffuser cet appel autour de vous. Un comité de parrainage est en cours de constitution. Si vous connaissez des "personnalités" ou élus susceptibles de parrainer cette pétition, ces contacts seront aussi les bienvenus.

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2) Appel de Nanterre

De nombreux départements d’histoire et de géographie mettent au vote ces jours-ci un court texte déjà adopté (à l’unanimité le plus souvent, et sinon, avec une ou deux abstentions) par les départements d’histoire et/ou de géographie de Strasbourg, de Paris VII (les premiers), puis de Nanterre, de Rouen, de Marne-La-Vallée, etc.

30 CA d’université ont indiqué que cette réforme est dangereuse, incohérente, inapplicable et synonyme de chaos pour l’enseignement secondaire public. La Conférence des Présidents d’Université à l’unanimité l’a dénoncée, comme l’ont fait toutes les instances consultatives qui connaissent un peu le sujet. La semaine dernière, les 3 conseils de l’Université Paris 8 ont réaffirmé courageusement leur refus de faire remonter des maquettes absurdes et de participer à cette mascarade dangereuse. Hier, c’était le tour du CA de Montpellier III de pointer avec beaucoup de lucidité les incohérences du dispositif.

Sans tarder, parce que nous avons là une responsabilité que nous confèrent nos fonctions, nous devons, tous, dans nos départements et dans nos universités, dire clairement si nous participons, ou non, à cette "réforme". L’attentisme des uns et le fatalisme des autres ne doivent pas nous décourager. Seul un front uni du refus aura quelque chance de de nous faire éviter le pire.

La manière la plus simple de poser le problème est de mettre au vote, dans nos départements, le court texte suivant, puis d’envoyer le résultat du vote à cette adresse pour diffusion centralisée.

Attention, seules les décisions des départements et UFR ont un intérêt : il est inutile d’envoyer des signatures individuelles. Merci de faire suivre aux collègues de géographie, bien sûr.

Le texte est le suivant (il est modifiable, l’essentiel étant d’affirmer le refus de collaborer à la réforme et le refus de transmettre des maquettes).

"Dans l’état actuel des propositions du gouvernement portant sur la formation des enseignants, après lecture des documents de cadrage des masters "enseignement" transmis par les Ministères de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche datant des 13 novembre et 8 décembre 2009, confirmés par les décisions publiées en janvier 2010 malgré d’unanimes protestations, nous, enseignants-chercheurs du département ou UFR d’histoire [ou de géographie] de l’Université XXXX [ou IUFM], nous engageons à refuser de participer à l’élaboration de maquettes pour un master "enseignement/recherche" ainsi qu’à tout aménagement de parcours enseignement pour les mettre en adéquation avec des textes ministériels incohérents et dangereux pour l’avenir de l’éducation et de la recherche."

Bien à tous,

Pour le département d’histoire nanterrois, François Regourd (Paris Ouest Nanterre)

PS : les collègues de Paris VII et de Strasbourg avaient voté un texte très proche de celui-ci avant Noël. La direction de ces départements peut-elle remettre le texte au vote, pour confirmation, puis nous contacter pour affichage sur le site avec les autres ? Merci d’avance.